Dans le bassin versant de la rivière L’Assomption
Projet pour la sauvegarde des espèces aquatiques en péril
Dans le bassin versant de la rivière L’Assomption, au moins sept espèces aquatiques sont actuellement en péril.
L’Organisme de bassins versants L’Assomption (OBV L’Assomption) lance un important projet de sauvegarde des espèces aquatiques en péril visant à améliorer la qualité des habitats aquatiques et riverains du bassin versant de la rivière L’Assomption.
Déployé de 2025 à 2028, ce projet structurant permettra d’atténuer les principales menaces qui pèsent sur plusieurs espèces vulnérables, tout en mobilisant les citoyens et les acteurs du territoire autour de la protection de l’eau et de la biodiversité.
Des espèces en péril au cœur des interventions
Dans le bassin versant de la rivière L’Assomption, au moins sept espèces aquatiques sont actuellement en péril, notamment en raison de l’altération des rives, de la charge sédimentaire et de l’apport de contaminants et d’éléments nutritifs. Le projet ciblera le dard de sable, le fouille-roche gris, le mené d’herbe, l’obovarie olivâtre, l’esturgeon jaune, l’anguille d’Amérique et le chat-fou des rapides.
Un plan d’action concret et progressif
Le projet vise à intervenir directement sur les principales pressions qui affectent les milieux, notamment l’érosion des berges, le ruissellement et l’apport de sédiments, la dégradation des bandes riveraines ainsi que certaines infrastructures pouvant altérer les habitats aquatiques.
Au cours des prochaines années, différentes actions seront mises en œuvre sur le territoire de l’OBV L’Assomption, dont :
- la restauration et l’élargissement de bandes riveraines;
- la stabilisation de berges sensibles;
- l’accompagnement des entreprises agricoles dans l’adoption de pratiques agroenvironnementales favorables à la qualité de l’eau;
-la sensibilisation et la mobilisation des acteurs du territoire;
Et la réalisation d’inventaires et de suivis écologiques afin d’améliorer les connaissances sur les habitats, les espèces présentes et les menaces qui pèsent sur ces milieux.
Les données recueillies permettront d’orienter les interventions vers les secteurs prioritaires du bassin versant et d’optimiser les actions de restauration.
Des retombées multiples pour le territoire
Bien que souvent méconnues du grand public, ces espèces en péril jouent un rôle important dans l’équilibre des écosystèmes aquatiques et constituent des indicateurs de la santé des rivières. Certaines, comme les moules d’eau douce, agissent même comme de véritables filtres naturels en améliorant la qualité de l’eau et des habitats aquatiques.
Au-delà de la protection des espèces aquatiques en péril, les actions prévues dans le cadre du projet auront des retombées concrètes pour l’ensemble de la population. En améliorant la qualité des habitats aquatiques et des bandes riveraines, le projet contribuera à réduire l’érosion, à améliorer la qualité de l’eau, à limiter les apports de sédiments et de polluants, en plus de renforcer la résilience des milieux face aux changements climatiques. Ces actions permettront également de préserver des cours d’eau en santé, qui sont essentiels pour l’eau potable, les activités de plein air et la richesse écologique de la région.
Les entreprises agricoles, les municipalités et les propriétaires riverains seront invités à participer activement au projet au cours des prochaines années. Leur implication permettra de mettre en place des solutions durables favorisant à la fois la protection de la biodiversité et la santé des cours d’eau.
« Les rivières font partie intégrante de notre territoire et de notre qualité de vie. Protéger les habitats aquatiques, c’est aussi protéger l’eau, la biodiversité et les paysages dont nous dépendons tous. Ce projet me tient particulièrement à cœur parce qu’il permet d’agir concrètement, avec les acteurs du milieu, pour préserver ces milieux essentiels pour les générations actuelles et futures. », exprime Marie-Pier Dubois-Gagnon, chargée de projets, OBV L’Assomption.
Un projet rendu possible grâce à des partenaires engagés
Ce projet est financé en partie par le Programme d'intendance de l'habitat pour les espèces en péril du gouvernement du Canada ainsi que le programme Faune en danger de la Fondation de la faune du Québec. Il bénéficie également de l’appui financier de la MRC de Joliette et de la MRC de L’Assomption, ainsi que d’un financement provenant de l’Entente en aménagement du territoire de Lanaudière sur le maintien et la mise en valeur de la biodiversité dans la région de Lanaudière.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Le taux de fécondité a légèrement augmenté au Québec en 2025
Le nombre de naissances d'une année à l'autre a augmenté au Québec en 2025 pour la première fois depuis 2021, mais reste bien en deçà du seuil prépandémique. Statistique Canada a recensé 78 200 naissances en 2025, soit 974 bébés de plus qu'en 2024, où 77 226 nouveaux Québécois avaient vu le jour. Le taux de fécondité a lui aussi ...
LIRE LA SUITE
Les escaliers sont bons pour le cœur
Les personnes qui montent régulièrement des escaliers pourraient présenter un risque nettement moindre de développer des problèmes cardiovasculaires et d'en mourir, conclut une nouvelle méta-analyse britannique. Les chercheurs ont analysé les données issues de neuf études antérieures portant sur la montée d’escaliers, auxquelles avaient ...
LIRE LA SUITE
Centraide Lanaudière lance sa campagne 2026
Centraide Lanaudière a officiellement lancé sa campagne 2026 ce lundi à Joliette, en présence de plus de 50 partenaires des milieux des affaires, communautaire et institutionnel. Placée sous le signe de la mobilisation collective, la campagne invite la population et les organisations à agir sur les enjeux sociaux présents dans la région. « ...
LIRE LA SUITE