Nous joindre
Publicité

Un paulois dans l’enfer des incendies de Fort McMurray

Simon Bélanger
1 / 3
Photo: Courtoisie

Simon Bélanger

Un résident de Saint-Paul a dû emprunter 5000$ pour fuir un camp de travailleurs qui a accueilli les familles réfugiées de Fort McMurray.

Simon Bélanger est un employé de la firme Suncor. Il est gérant des opérations pour les menuisiers. Lorsque les incendies de forêt ont éclaté le 2 mai, il travaillait à Fort Hills, à 90 kilomètres au nord de Fort McMurray.

« Durant notre quart de travail de 12 heures, notre employeur nous a demandé de revenir à notre camp, situé à sept kilomètres de là », a expliqué Simon, en entrevue téléphonique au Journal.

Au cours des premières heures, la situation semblait sous contrôle. Mais plus le temps passait, plus l’inquiétude grandissait.  « La fumée était omniprésente dehors. Il neigeait de la cendre. C’était une vision apocalyptique », a-t-il ajouté.

Lorsque les familles, enfants et animaux évacuées de Fort McMurray arrivent au camp de travail où demeure Simon Bélanger, tout se passe bien. Mais au bout de trois jours, le manque d’eau et de nourriture font en sorte que la tension monte. « Les machines à cigarettes et à nourriture étaient à sec. Lors de mon dernier repas au camp, je n’ai avalé qu’un sandwich avec un peu de soupe au tomate ». a-t-il témoigné.

Sauvé par sa famille

Voulant quitter à tout prix son camp de travail, comme plusieurs autres de ses collègues, Simon Bélanger se confie à son frère Pascal et sa sœur Audrey. « J’étais convaincu de ne plus revoir ma femme et mes enfants. C’était ça ou je mourrais ».

Toute la famille Bélanger, comprenant son père, sa mère, sa soeur Audrey, et son frère Pascal ont accepté de lui prêter 5000$ afin de louer un hélicoptère qui permettrait de quitter les lieux avec un collègue, Brian York. « Il fallait attendre, cependant, que le vent tourne de bord. Sinon ça aurait été trop risqué », raconte-t-il. Ils ont pu quitter le camp en fin de journée le 4 mai.

Pascal Bélanger a aidé moralement Simon à se sortir de cette situation difficile. Sa connaissance du trafic aérien a été très utile pour organiser ce départ en catastrophe. 

« Ça nous a vraiment rapprochés. Sans eux, je ne sais pas où je serais aujourd’hui. Surtout que l’aéroport, où l’hélicoptère est venu me chercher moi et un collègue, a été détruit par l’incendie », a-t-il souligné avec émotion

Simon Bélanger est cependant très inquiet. Depuis son retour à Edmonton (il demeure chez son père à Saint-Paul lorsqu’il est au Québec), il est sans le sou, il a perdu son emploi en plus d’avoir une dette de 5000$. « J’essaie de trouver un emploi mais c’est très dur. Je n’ai plus d’argent. Je ne sais pas ce que je vais faire », a-t-il conclu.

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer
SociétéPublié le 24 septembre 2026

Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer

La pratique d'une activité physique structurée chez les patients atteints d'un cancer est associée à une amélioration de la survie et à une réduction du risque de récidive, allant donc bien au-delà des soins de soutien et des traitements symptomatiques, rapporte une nouvelle méta-analyse taïwanaise. Ces résultats s'inscrivent dans le ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Le taux de fécondité a légèrement augmenté au Québec en 2025
SociétéPublié le 23 septembre 2026

Le taux de fécondité a légèrement augmenté au Québec en 2025

Le nombre de naissances d'une année à l'autre a augmenté au Québec en 2025 pour la première fois depuis 2021, mais reste bien en deçà du seuil prépandémique. Statistique Canada a recensé 78 200 naissances en 2025, soit 974 bébés de plus qu'en 2024, où 77 226 nouveaux Québécois avaient vu le jour. Le taux de fécondité a lui aussi ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Les escaliers sont bons pour le cœur
SociétéPublié le 23 septembre 2026

Les escaliers sont bons pour le cœur

Les personnes qui montent régulièrement des escaliers pourraient présenter un risque nettement moindre de développer des problèmes cardiovasculaires et d'en mourir, conclut une nouvelle méta-analyse britannique. Les chercheurs ont analysé les données issues de neuf études antérieures portant sur la montée d’escaliers, auxquelles avaient ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter Guy Latour