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Sortir du placard au secondaire

Jonathan Miousse a fait sa sortie du placard il y a trois ans.
Photo: courtoisie

Jonathan Miousse a fait sa sortie du placard il y a trois ans.

Jonathan a 16 ans et est étudiant en secondaire cinq dans Lanaudière. Il est sorti du placard il y a presque trois ans. Depuis, l’intimidation envers les homosexuels n’est plus tolérée dans son école.

« Maintenant, plus personne ne peut dire des mots négatifs sur les homosexuels à mon école sans se faire réprimander et j’en suis fier! », lance Jonathan. C’est son père qui a été mis au courant en premier, sa mère, puis ses amis. « Mes amis l'ont vraiment bien pris. Je ne crois pas vraiment avoir perdu d’ amis pour ça. Je m’étais déjà arrangé pour avoir des gens vraiment tolérants autour de moi alors ça c’est super bien passer », explique-t-il.

S’il dit avoir réussi sa mission, tout n’a pas toujours été si rose. « La majorité du personnel m’a aidé. J'ai vécu beaucoup d'intimidation au secondaire surtout en première, deuxième et troisième secondaire. Çà été l'enfer sur terre, je me faisais traiter de tous les noms : fif, tapette, pousseux de marde. On pourrait tous les nommer, je les connais par cœur. On m’a même déjà dit de sortir du vestiaire des garçons parce que je n'en étais pas un. En plus, je venais de me faire bombarder de ballons toute la période. L'éducation physique était le cours le plus pénible, car le professeur ne voyait rien jusqu’à ce qu’une remplaçante voit ce qui se passait et m'oblige à aller voir une travailleuse en éducation spécialisée. C’est là que j'ai compris que si je ne faisais pas mon « coming-out » personne ne le ferait », raconte Jonathan.

C’est à partir de ce moment-là qu’il a fait de l’homophobie et de l’intimidation un combat personnel.

Soutenu par la majorité du personnel, il s’est affirmé et a tout fait pour se faire respecter à l’école. « J’ai réussi à faire accepter la différence. Les professeurs me félicitent encore pour ça, mais je ne faisais pas ça pour avoir des félicitations. C’était pour permettre aux gens de montrer ce qu’ils sont vraiment. Je voulais recevoir tous les mauvais commentaires et me battre, afin que ce soit déjà fait pour les autres et qu’ils puissent s’affirmer en paix », renchérit Jonathan.

 

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