Plus de 600 entreprises lanaudoises exportent
Isabelle Limoges, la directrice générale de la SODIL, pointe des pays qui importent des produits de Lanaudière.
Ce sont plus de 323 entreprises qui exportent à l’international, alors que plus de 600 exportent hors Québec.
Selon le ministère des Finances et de l’Économie, chaque million exporté vers l’étranger crée sept emplois tandis que les exportations vers d’autres provinces créé 8,5 emplois.
Selon la société de développement international de Lanaudière (SODIL), 90% des exportations lanaudoises, en valeur de dollar, se dirigent vers le États-Unis. Plusieurs entreprises, chefs de file, contribuent à ce fort pourcentage, comme l’entreprise Bridgestone et les entreprises faisant partie d’Alliance Métal Québec, qui ont notamment contribué au World Trade Center à New York.
La directrice générale et commissaire à l’international de la société de développement international de Lanaudière, Isabelle Limoges, rapporte que la diversité des entreprises lanaudoises en fait leur force. De cette façon, la région n’est pas victime des fluctuations économiques ayant un secteur diversifié.
Les secrets de la réussite
Si la plupart des entreprises souhaitent exporter pour augmenter leurs parts de marché, Isabelle Limoges, leur conseille fortement d’aller chercher des ressources auprès de divers organismes de la région tels le Centre local de développement (CLD), la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) et la SODIL.
« Ça ne doit pas être un coup de dés, ni un coup de tête (l’exportation), ça se planifie, » raconte Isabelle Limoges.
Pour exporter, la SODIL rapporte trois grands facteurs dont les entreprises doivent prendre en compte. Il faut tout d’abord bien choisir son produit et l’endroit où il devrait être exporté. Plus les produits sont spécifiques et précis, plus leurs chances d’exportation augmentent. Puis, le financement du produit, le coût de son exportation et la gestion des risques sont une étape primordiale dans la réussite de l’exportation. Finalement, la logistique de l’exportation fait toute la différence entre une réussite et un échec. « Tout doit être planifié, selon la directrice générale; tenir compte du taux de change, de la situation économique et politique du pays, le transport, les douanes,» spécifie Isabelle Limoges.
Les économistes annoncent un meilleur climat économique pour la prochaine année, ce qui devrait favoriser le commerce. La SODIL partira d’ailleurs en mission à Boston et New York avec cinq compagnies de Lanaudière, du 17 au 21 mars prochain, afin de présenter leurs produits aux potentiels acheteurs.
La SODIL souhaite que les entreprises communiquent plus avec les ressources disponibles afin de les tenir au courant de leurs activités, et ce pour pouvoir les aider davantage. « Les entreprises de Joliette sont particulièrement discrètes et j’aimerais qu’elles parlent plus de leurs activités afin de donner l’exemple et inspirer la réussite, » raconte Isabelle Limoges.
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