Nous joindre
Publicité

Un itinérant se raconte

« Aux yeux du monde, si tu es un itinérant, tu es sois un drogué ou un malade mental »
- Yves, itinérant depuis environ 25 ans.
Photo: Agence QMI

« Aux yeux du monde, si tu es un itinérant, tu es sois un drogué ou un malade mental » - Yves, itinérant depuis environ 25 ans.

JOLIETTE - 

C’est à la suite du décès de sa femme et de son enfant que Yves a définitivement tourné le dos à la société. L’homme d’une soixantaine d’années a quitté son foyer pour vivre dans la rue et sur les nombreuses routes du Québec, une situation qui dure depuis, selon lui, plus de 25 ans.

L’homme raconte qu’à la suite du décès de sa conjointe et de son enfant, il a décidé de tout quitter. Il a laissé son appartement de Trois-Rivières, vendu ou donner ses possessions avant de prendre la route avec un sac à dos et quelques effets. « Je me suis rendu jusque dans le Vermont, à pied et sur le pouce avant de revenir au Québec ». Depuis, il ne cesse de voyager, ne demeurant tout au plus que deux ou trois jours dans la même ville, affrontant les intempéries et les préjugés. « Aux yeux du monde, si tu es un itinérant, tu es sois un drogué ou un malade mental », déplore Yves, qui jure ne jamais toucher à la drogue et rarement à l’alcool. Il ajoute également être très au fait que son apparence dépenaillée n’attire pas la sympathie des gens au premier regard.

Interrogé quant à ce choix de vie, Yves explique que le décès de sa femme et de son enfant représente tout simplement la fin de sa vie. « J’avais le choix entre me tuer ou m’en aller, j’ai fait mon choix. »

Affronter l’hiver

À l’approche de la saison froide, l’itinérant croisé sur la place Bourget, à Joliette, explique qu’il s’agit toujours de la période la plus difficile pour les gens de la rue. Selon lui, la saison estivale ne représente que quelques désagréments faciles à contourner, contrairement à l’hiver. « Le pire l’été, c’est la pluie, mais la pluie ne te tuera pas si tu ne t’en protèges pas bien, contrairement à un -35 l’hiver. » Les refuges pour des gens dans sa condition sont parfois plus rares selon les régions où il se trouve, mais il soutient qu’il réussit toujours à se débrouiller. « C’est clair que quand tu es dans la rue, tu n’as pas hâte de voir l’hiver arriver. »

 

À lire également: Les organismes craignent l'arrivée de l'hiver

www.lejournaldejoliette.ca/2013/11/13/les-organismes-craignent-larrivee-de-lhiver

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage
SociétéPublié à 15h00

Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage

La consommation régulière de boissons extrêmement chaudes, comme du thé ou du café, pourrait tripler le risque de cancer de l'œsophage, prévient une nouvelle étude britannique. Le risque concerne plus spécifiquement la forme la plus courante de cancer de l'œsophage, le carcinome épidermoïde de l'œsophage. «Des études asiatiques ont ...

LIRE LA SUITE
Publicité
72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air
SociétéPublié à 12h00

72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air

Une majorité de Québécois se disent préoccupés par la qualité de l’air et appuient l’adoption d’une loi qui établirait une stratégie québécoise sur la qualité de l’air, selon un sondage d'opinion mené par la firme Léger pour le compte de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME). Le coup de sonde ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer
SociétéPublié le 24 septembre 2026

Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer

La pratique d'une activité physique structurée chez les patients atteints d'un cancer est associée à une amélioration de la survie et à une réduction du risque de récidive, allant donc bien au-delà des soins de soutien et des traitements symptomatiques, rapporte une nouvelle méta-analyse taïwanaise. Ces résultats s'inscrivent dans le ...

LIRE LA SUITE
Publicité