L’accoutumance à la violence
Ce n’est pas un fait nouveau, la violence a toujours fait partie de nos vies. On la consomme au cinéma, à la télé et dans nos sports professionnels. On encourage les batailles au hockey, alors qu’elles ne font pas partie du jeu, et on rit en écoutant les films de massacres à la tronçonneuse.
On s’émeut à peine devant tant de violence, tant notre cerveau y est habitué. C’est ce qu’on appelle de la désinhibition à long terme. À force d’être exposé à des images violentes, certaines personnes voient la violence comme étant moins grave, comme étant plus légitime. Ces personnes supportent donc plus son utilisation dans la vie de tous les jours. Et comme les personnages violents de la télé sont souvent peu ou pas du tout punis, les plus jeunes peuvent percevoir que les conséquences de la violence ne sont pas si dramatiques. C’est pour eux une sorte d’accoutumance, de désensibilisation.
On protège les jeunes de la cigarette et de l’alcool, du moins on essaie, alors qu’il est facile pour eux de se procurer des jeux vidéo, classés 17 ans et plus, qui font l’éloge de la criminalité et d’actes dégradants. La vente de tels produits est laissée à la discrétion des commerçants, puisqu’il n’y a pas de législation en ce sens selon la Régie du cinéma.
Le gouvernement devrait-il intervenir dans ce dossier? Oui, il n’y a pas de doutes. Les effets de la violence sont clairement néfastes pour tous, mais encore plus pour les jeunes. C’est, selon moi, un devoir de société de veiller à ne pas laisser encore plus de la place à la violence dans notre quotidien et à en protéger nos enfants. C’est pourquoi je pense qu’une interdiction aussi sévère que celles des produits du tabac devrait être appliquée aux jeux vidéo et aux films.
Il y a aussi des solutions qui se trouvent au sein du nid familial. Nos enfants seront toujours en contact avec la violence, que ce soit avec leurs fusils de plastique ou les films de super héros. Il faudrait toutefois s’attarder à ce qu’ils consomment à la télé ou dans leurs jeux vidéo, afin de ne pas les exposer inutilement et régulièrement à la violence gratuite. En y portant attention et en discutant de ce qu’ils voient, pour leur faire prendre conscience des conséquences de la violence, nous réussirons peut-être un jour à vivre dans une société où la violence ne sera plus banalisée.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage
La consommation régulière de boissons extrêmement chaudes, comme du thé ou du café, pourrait tripler le risque de cancer de l'œsophage, prévient une nouvelle étude britannique. Le risque concerne plus spécifiquement la forme la plus courante de cancer de l'œsophage, le carcinome épidermoïde de l'œsophage. «Des études asiatiques ont ...
LIRE LA SUITE
72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air
Une majorité de Québécois se disent préoccupés par la qualité de l’air et appuient l’adoption d’une loi qui établirait une stratégie québécoise sur la qualité de l’air, selon un sondage d'opinion mené par la firme Léger pour le compte de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME). Le coup de sonde ...
LIRE LA SUITE
Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer
La pratique d'une activité physique structurée chez les patients atteints d'un cancer est associée à une amélioration de la survie et à une réduction du risque de récidive, allant donc bien au-delà des soins de soutien et des traitements symptomatiques, rapporte une nouvelle méta-analyse taïwanaise. Ces résultats s'inscrivent dans le ...
LIRE LA SUITE