Un olympien inspire les citoyens
Le médaillé d’or olympique en athlétisme, Bruny Surin, était le conférencier invité lors du premier déjeuner-conférence des Matinées lanaudoises.
Le champion au relais 4 x 100 mètres aux Jeux olympiques d’Atlanta a raconté, à un public captif, son parcours parsemé d’embûches qu’il a su traverser avec brio. Celui qui détient le septième meilleur temps de l’histoire au 100 mètres a lancé comme message à l’audience qu’il faut toujours croire à ses rêves et qu’en travaillant fort, une personne peut atteindre son objectif. À 18 ans, il rêvait de gagner une médaille olympique. Cependant, la majorité des gens lui disaient que c’était inatteignable. « Ça n’a pas été facile, mais 16 ans plus tard, j’ai pu réaliser mon rêve », a dit celui qui recommande aux gens d’avoir confiance en eux et de s’éloigner de leurs dénigreurs.
Inspiration
Lorsqu’il était jeune, M. Surin avait comme modèle le coureur Carl Lewis. Cependant, il admet que c’est de plus en plus difficile pour les jeunes de s’identifier à des athlètes étant donné les nombreux scandales de drogue qui éclatent dans les sports. « Souvent, dans mes conférences, je citais ces athlètes en exemple et quelque temps après je voyais que l’individu s’était fait prendre pour dopage », a-t-il déploré. Ce dernier croit mordicus qu’on peut arriver à obtenir des performances exceptionnelles en travaillant d’arrache-pied. Par contre, il remarque que beaucoup de gens sont tentés de prendre des raccourcis pour avoir des résultats plus rapidement. Selon lui, l’Agence mondiale antidopage doit être beaucoup plus sévère lorsqu’elle pince un contrevenant pour que les gens arrêtent de choisir la voie facile. « Il faut qu’un athlète soit banni pendant quatre ans », pense M. Surin, qui ajoute qu’une personne y pensera deux fois avant de tricher si une telle sanction est appliquée.
Activité physique
Malgré le fait qu’il s’entraîne moins qu’avant, l’activité physique est toujours primordiale pour lui. L’ex- olympien tente de la promouvoir dans les écoles secondaires. Via sa fondation, il incite les jeunes à faire du sport après les heures de classe. Bien conscient que sa contribution n’est pas majeure, M. Surin considère qu’il fait sa part. « Les résultats sont minimes sur le terrain, mais au moins je ne reste pas les bras croisés à ne rien faire », a dit M. Surin, qui ajoute que le gouvernement doit promouvoir davantage l’activité physique dans les écoles.
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