Plus d'histoire, dans un programme revisité
Un grand sourire a illuminé mon visage lorsque j’ai entendu à la radio que la ministre de l’Éducation souhaitait réformer les cours d’histoire au primaire et au secondaire et ajouter un cours d’histoire dans le cursus général au CÉGEP.
J’ai toujours été assoiffée d’histoire. Et mes cours au primaire et au secondaire n’ont jamais complètement étanché ma soif. L’enseignement de l’histoire est, selon moi, tout aussi important que l’enseignement de la langue pour l’identité d’un peuple.
C’est en sachant d’où l’on vient que nous pourrons savoir où aller, que nous pourrons développer un esprit critique, que nous apprenons de nos erreurs et que nous sommes inspirés par les réussites de nos héros.
Jamais je n’ai entendu parler de René Lévesque dans mes cours d’histoire alors que la Révolution tranquille n’a été qu’à peine effleurée. Et je vous assure, mes études secondaires ne datent pas de si longtemps. Est-ce normal que des citoyens en devenir ne connaissent pas les bases de l’histoire de leur pays?
L’enseignement de l’histoire a bien évolué depuis mes études, j’en conviens. Aujourd’hui, on enseigne au primaire le système seigneurial, les patriotes et la révolution industrielle. Des sujets que tous doivent connaître afin de comprendre la société québécoise d’aujourd’hui. Pour moi, il faut toutefois aller encore plus en profondeur dans l’enseignement de l’histoire et y accorder plus de temps.
Cette annonce me réjouit, mais je pense toutefois qu’il faut réfléchir cette réforme des cours d’histoire pour qu’elle soit efficace. L’enseignement de l’histoire ne doit pas se faire par l’apprentissage des dates importantes et en effleurant les sujets, mais par la compréhension des enjeux de société qui se jouaient à différentes époques. Les programmes doivent être retravaillés et de nombreuses personnes doivent être consultées. Tout ça ne se fait pas en criant ciseau. Le Parti québécois doit prendre son temps pour réussir son pari.
Pour ce qui est de l’ajout d’un cours d’histoire nationale dans le cursus obligatoire au collégial, c’est tout simplement essentiel, un impératif qui aurait du être présent depuis le début. Avec ses cours de littérature et de philosophie, le CÉGEP prépare les étudiants à avoir une pensée critique et à pouvoir l’exprimer. Un cours d’histoire obligatoire entrerait à la perfection dans cette lignée, à savoir celle de former des citoyens informés, dotés d’un esprit critique.
Lire, écrire, compter, s’exprimer sont tous des apprentissages essentiels dans une vie. Se connaître, comprendre ce qui nous entoure, avoir une opinion et être conscient des enjeux de société le sont tout autant, et c’est en grande partie avec l’enseignement de l’histoire que nous apprenons à le faire.
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