La communauté gaie déplore le manque service
La communauté gaie de Lanaudière déplore le manque de service offert aux jeunes gais et lesbiennes dans la région.
Selon eux, le manque de structures dans les écoles complique la tâche aux jeunes qui sont à la recherche de leur identité. « Si les jeunes ne peuvent pas parler de leur orientation sexuelle à l’école où le feront-ils? », s’est inquiété, le directeur général du Domaine la Fierté, Richard Desormiers. Selon lui, ce n’est pas facile pour un adolescent de parler sexualité à la maison, car les parents ne sont pas toujours réceptifs.
Quant à lui, Yohan St-Louis Lafrenière, un jeune gai de 20 ans admet que ce ne sont pas tous les jeunes qui ont eu la même chance que lui lorsqu’ils avouent leur orientation. « J’ai déballé mon sac lors d’un réveillon de Noël et tout s’est bien déroulé. Mes proches ont accepté mon orientation. Cependant, il avoue avoir perdu quelques amis depuis avoir dit qu’il était homosexuel. Il pense que beaucoup de jeunes songent à se suicider, car ils ne peuvent se confier à personne. « Mis à part l’Internet, il n’y a pas beaucoup de ressources dans Lanaudière », a-t-il déploré.
Meilleure préparation
De son côté, la sexologue éducatrice, Marie-Élaine de Tilly, constate qu’il y a peu de modèle dans la société pour les jeunes gais et lesbiennes. Selon elle, ces individus ont besoin d’échanger avec des intervenants pour briser l’isolement. Cependant, la sexologue remarque que certains d’entre-eux ont des idées préconçues. « Lorsqu’un jeune dit à l’intervenant qu’il a un problème, la personne ressource va d’emblée lui demander si c’est un conflit avec sa blonde », a-t-elle avancé. Selon elle, un jeune est déjà mal à l’aise lorsqu’il frappe à la porte de l’aidant. « L’ados doit avouer à l’intervenant qu’il est gai en plus de ça », a ajouté Mme de Tilly, qui croit que les intervenants doivent être mieux préparés. Cette dernière tient à préciser que ce n’est pas l’homosexualité qui rend malheureux les jeunes, mais bien les comportements homophobes.
Pour ce qui est des services qu’elles qualifient de déficients dans la portion nord de Lanaudière, la sexologue espère obtenir les subventions demandées au gouvernement pour offrir un milieu de vie aux jeunes de 12 à 17 ans à Joliette.
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