Les locataires seraient défavorisés dans Lanaudière
Le peu de propriétaires d’immeuble à logements à Joliette défavorise les locataires qui ne peuvent défendre leurs revendications à cause de ce quasi-monopole, selon le Front d’action populaire en réaménagement urbain, FRAPRU.
Selon l’organisateur communautaire du FRAPRU, Jean-Claude Laporte, il est très difficile, voire même impossible pour un locataire de défendre ses droits ou de contester une augmentation de loyer lorsque le nombre de propriétaires est très bas. Il soutient qu’un locataire qui n’est pas satisfait de l’état de son logis est contraint de s’autocensurer « Tu ne peux pas vraiment aller voir ailleurs quand tu sais que les deux seuls propriétaires travaillent de connivence », a déploré M. Laporte.
Ce dernier se dit très inquiet de constater que les gens ne peuvent demander de réparations dans leur logis comme ils le feraient habituellement sans cette exclusivité. Un autre élément qui défavorise la région de Lanaudière est l’augmentation du nombre de propriétaires coopératifs. Il juge que cette situation fait en sorte que les rencontres lors des problèmes de logis sont plus informelles, car les propriétaires ne sont pas des résidents de l’immeuble. « Le contact direct avec le propriétaire est moins présent. La majeure partie du temps les locataires doivent s’adresser au concierge qui n’est pas en position de donner son aval pour une réparation », a soutenu M. Laporte
:Poches vides
Selon les chiffres rapportés par M. Laporte, le nombre de causes pour non-paiement de loyer au bureau de la Régie du logement à Joliette a augmenté de 23, 4 % de 2007 à 2012 comparativement à la moyenne québécoise. L’organisateur communautaire est convaincu que la hausse de 23, 7 % du prix médian d’un loyer à Joliette de 2005 à 2012 comparativement à 15, 3 % pour l’ensemble du Québec, n’est pas étranger à ce constat qu’il qualifie d’alarmant. De plus, il mentionne que les revenus des locataires n’ont pas suivi la hausse des logements. « Une personne qui travaille au salaire minimum doit faire 60 heures par semaine pour se payer un logement convenable », a déploré M. Laporte.
Solution
Comme il existe un problème de paiements de loyer, M. Laporte préconise d’augmenter le salaire minimum ainsi que les prestations d’assurance sociale et les pensions pour les personnes aînées pour faire en sorte que les gens puissent arriver. Finalement, le FRAPRU croit que le Québec a besoin de 50 000 nouveaux logements sociaux, en cinq ans, dont 1550 pour la région de Lanaudière.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage
La consommation régulière de boissons extrêmement chaudes, comme du thé ou du café, pourrait tripler le risque de cancer de l'œsophage, prévient une nouvelle étude britannique. Le risque concerne plus spécifiquement la forme la plus courante de cancer de l'œsophage, le carcinome épidermoïde de l'œsophage. «Des études asiatiques ont ...
LIRE LA SUITE
72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air
Une majorité de Québécois se disent préoccupés par la qualité de l’air et appuient l’adoption d’une loi qui établirait une stratégie québécoise sur la qualité de l’air, selon un sondage d'opinion mené par la firme Léger pour le compte de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME). Le coup de sonde ...
LIRE LA SUITE
Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer
La pratique d'une activité physique structurée chez les patients atteints d'un cancer est associée à une amélioration de la survie et à une réduction du risque de récidive, allant donc bien au-delà des soins de soutien et des traitements symptomatiques, rapporte une nouvelle méta-analyse taïwanaise. Ces résultats s'inscrivent dans le ...
LIRE LA SUITE