Un drame qui secoue
Le drame survenu à Gatineau où un homme a fait irruption dans une garderie et ouvert le feu sur un employé avant de s’enlever la vie a ébranlé deux Lanaudois qui ont eux-mêmes été violents dans le passé. Ces derniers jugent que ce drame aurait pu être évité si les services d’aide aux hommes étaient plus connus.
«C’est très désolant de voir un geste si excessif », a dit Simon Savoie, qui a usé de violence envers son ex-conjointe et ses enfants. Ce dernier s’est lui-même rendu compte qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas chez lui et a décidé de corriger la situation. Toutefois, il est conscient que ce n’est pas tout le monde qui a le réflexe de demande de l’aide avant qu’il ne soit trop tard.
Selon lui, les gens banalisent les commentaires des personnes en détresse qui envoient souvent des signes avant-coureurs. Les gens qui commettent ce type de geste envoient souvent un cri d’alarme. De son côté, Jean-François Charron, qui a utilisé toutes les formes de violence pour en arriver à ses fins juge que ce n’est pas tous les hommes qui ont appris à communiquer leur détresse.
« Lorsqu’une personne souffre, elle peut se refermer sur elle-même et vouloir faire souffrir les autres pensant que sa peine sera moins grande », a dit M. Charron. Selon lui, une sensibilisation ciblée sur les troubles caractériels des hommes pourrait grandement aider les hommes qui vivent une situation difficile.
Quant à lui, le directeur du Centre d'aide pour hommes de Lanaudière, CAHo, Daniel Blanchette est toujours secoué lorsqu’il voit un tel geste de violence qu’il qualifie d’inacceptable. « C’est une autre victime de trop. Ça prouve qu’on doit encore travailler sur les différentes manifestations de violence », a souligné le directeur.
Changement de mentalité
Les trois hommes s’entendent d’un commun accord pour dire que de tels drames devraient survenir à nouveau, car ils considèrent que les hommes en détresse sont laissés à eux-mêmes et le message véhiculé dans la société f est que les hommes doivent toujours rester forts et régler leurs problèmes par eux-mêmes.
Selon M. Blanchette, il faudrait que la société envisage de remettre en question la façon dont les jeunes garçons sont élevés. Il mentionne que les gens ont souvent tendance à dire à un jeune garçon de ne pas pleurer s’il se fait mal et que la douleur passera.
« On demande à l’enfant de s’étouffer avec sa peine. Des déceptions et des peines vont s’accumuler », a dit M Blanchette qui ajoute que ce n’est pas surprenant de voir de tels événements tragiques avec cette façon d’agir avec les garçons.
En conclusion, les trois individus espèrent qu’un travail de sensibilisation s’effectuera à l’échelle de la province pour faire en sorte que la violence ne soit plus la solution pour régler les problèmes
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