Ils combattent leur solitude
Apprendre à lire et à écrire a été bénéfique pour Jean-Claude Parent et Jocelyne Brûlé qui se considèrent dorénavant comme des citoyens à part entière dans la société.
Comme il était issu d’une famille pauvre, M. Parent été sur le marché du travail dès l’âge de 11 ans, pour aider sa mère. « J’ai été quatre ans à l’école. Lorsque j’ai quitté, je ne savais pas lire. J’étais arriéré », a exprimé M. Parent, qui a travaillé de ses mains une bonne partie de sa vie en tant que rembourreur. Comme cet emploi ne nécessitait pas de lecture, il a pu être fonctionnel au travail. Toutefois, c’est lorsqu’il n’était plus à son boulot que son analphabétisme lui faisait vivre des moments difficiles. « Je ne parlais pas à personne. Je n’étais pas au courant de ce qui se passait dans la société », a-t-il mentionné. Ce dernier était uniquement capable de parler d’ensemble de salon et de la façon dont il coupait son bois. Étant donné que ses capacités étaient limitées, M. Parent a toujours eu un moins gros salaire comparativement à ses collègues. De son côté, Mme Brûlé était la plus vieille chez elle et comme sa mère a décidé de supporter son mari en allant travailler, elle a dû quitter l’école pour s’occuper de ses frères et sœurs. Elle a eu son premier travail à l’âge de 18 ans, mais comme elle ne savait ni lire ni écrire, elle a essuyé plusieurs refus. « Je gardais un enfant dans une résidence privée », a dit Mme Brûlé. Par la suite, elle a travaillé dans une manufacture pendant deux ans avant de se marier à l’âge de 21 ans. Elle a eu deux ans enfants avec son mari. Toutefois, elle ne pouvait même pas leur lire d’histoire à avant des les endormir. « C’est vraiment dur sur l’orgueil », a dit Mme Brûlé. Selon elle, ne pas savoir lire est un handicap et elle ne souhaite pas ça à personne.
Démarche
En voyant une publicité à l’église mentionnant que des cours de lecture et d’écriture étaient offerts gratuitement, elle a sauté sur l’occasion. Quant à lui M. Parent se disait qu’il lui manquait qu’une chose pour être heureux dans la vie et c’est pour cette raison qu’il a décidé de s’inscrire à des cours. Malgré le fait que la tâche n’est pas facile, les deux individus ont persévéré et sont maintenant fonctionnels.
Fierté
Selon eux, apprendre à lire et à écrire leur procure que du positif dans leurs vies respectives. Dorénavant, M. Parent est en mesure d’écrire des lettres à ses petites- filles. « Quand tes petits-enfants te disent grand –papa tu sais écrire, ça me rend très fier. Quant à elle, Mme Brûlé, fait du bénévolat dans plusieurs organismes et siège sur différents C.A. « Avant je n’aurais jamais eu le courage d’être active dans la société de peur de me faire juger », a-t-elle conclu.
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