Nous joindre
Publicité

Des moyens de déjouer la maladie sont à la portée de tous!

La Société canadienne du cancer (SCC) profite du mois de mars, Mois de la sensibilisation au cancer colorectal, pour dire aux Québécois qu’ils peuvent « agir pour prévenir » contre la maladie.

Le cancer colorectal constitue la deuxième cause de décès par cancer au Québec et le troisième type de cancer le plus fréquent chez les hommes et les femmes combinés. L’an dernier, quelque 6200 Québécois ont reçu un diagnostic de cancer colorectal et 2450 sont morts des suites de cette maladie.

« Bien que près de 95 % des cancers colorectaux apparaissent chez les personnes de plus de 50 ans, il est possible à tout âge de réduire son risque associé à la maladie par la prévention et le dépistage précoce. Il est faux de croire que l’on ne peut rien faire contre le cancer colorectal », souligne Jacinthe Hovington, directrice, Prévention du cancer et promotion de la santé, SCC—Division du Québec

Prévenir le cancer colorectal

Le cancer colorectal n’est pas attribuable à une cause unique, mais certains facteurs pourraient accroître le risque qu’une personne en soit atteinte. Voici une liste de facteurs de risque pour lesquels nous ne pouvons rien faire, mais que l’on doit connaître :

• l’âge;

• des antécédents familiaux de cancer colorectal – surtout si la personne (parent, frère, sœur ou enfant) en a été atteinte avant l’âge de 45 ans;

• la présence de polypes (petites tumeurs bénignes sur la paroi interne du côlon ou du rectum);

• une polypose familiale du côlon ou un cancer colorectal héréditaire sans polypose;

• une maladie inflammatoire touchant le tube digestif (colite ulcéreuse ou maladie de Crohn).

D’autre part, plusieurs études confirment que les habitudes de vie ont un lien direct avec le cancer colorectal. Nos choix de tous les jours peuvent aider à réduire le risque d’être touché par cette maladie. Voici les facteurs de risque reconnus en lien avec notre mode de vie et que nous pouvons changer au besoin :

• l’inactivité physique;

• l’embonpoint et l’obésité;

• un régime alimentaire riche en viandes rouges (bœuf, porc, agneau et chèvre);

• la consommation fréquente de charcuterie (jambon, salami, saucisses, hot dogs);

• la consommation d’alcool qui dépasse les recommandations, soit moins d’une consommation par jour pour une femme et moins de deux consommations par jour pour un homme;

• une alimentation faible en fibres;

• le tabagisme.

 

 

« L’adoption de saines habitudes de vie constitue le meilleur moyen de prévenir le cancer colorectal. Éviter le tabagisme et pratiquer au moins trente minutes d’exercice physique par jour jouent un rôle important dans la prévention de ce cancer. Une alimentation riche en fruits, en légumes et en fibres, combinée à une consommation raisonnable d’alcool, permet également de réduire le risque de développer cette maladie », souligne le ministre de la Santé et des Services sociaux, le Dr Réjean Hébert.

Détecter en temps opportun la maladie

Le cancer colorectal se développe sur plusieurs années à partir de polypes présents dans le rectum ou le côlon (partie de l’intestin). Les différents symptômes de la maladie, tels que des changements persistants des habitudes intestinales (diarrhée, constipation, ou douleur inhabituelles), une perte de poids inexpliquée ou du sang visible dans les selles apparaissent trop souvent à des stades avancés, ce qui complique le traitement et diminue l’espérance de vie des personnes atteintes.

Toutefois, le cancer colorectal est évitable, traitable et guérissable dans plus de 90 % des cas lorsqu'il est diagnostiqué à un stade précoce. Pour la SCC, il serait possible de réduire de beaucoup le taux de mortalité lié au cancer du côlon et du rectum si des mesures de dépistage étaient déployées auprès de l’ensemble de la population québécoise.

La SCC recommande donc aux hommes et aux femmes de plus de 50 ans de faire un test de dépistage (recherche de sang occulte dans les selles) tous les deux ans. Tout résultat positif (confirmant la présence de sang dans les selles) pourrait être suivi d’un test plus approfondi (comme la coloscopie) pour confirmer la présence ou non de cancer.

« N’attendez pas que le cancer vous surprenne! Déjouez-le en vivant sainement et en passant les tests adaptés à vos besoins personnels », conclut Mme Hovington.

Pour en apprendre davantage sur les tests de dépistage pour le cancer colorectal et les moyens pour en réduire le risque, visitez cancer.ca ou sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/cancer-colorectal.

Depuis 75 ans, la Société canadienne du cancer est avec les Canadiens dans le combat pour la vie. Toutes ces années, nous avons travaillé sans relâche à prévenir le cancer, à financer la recherche et à soutenir les personnes touchées par la maladie. Forts de cette expérience, nous continuons de lutter avec les Canadiens pour changer le cancer à jamais afin qu’ils soient moins nombreux à y faire face et plus nombreux à y survivre. Pour en savoir plus, visitez cancer.ca ou appelez notre Service d'information sur le cancer, au 1 888 939-3333

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage
SociétéPublié à 15h00

Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage

La consommation régulière de boissons extrêmement chaudes, comme du thé ou du café, pourrait tripler le risque de cancer de l'œsophage, prévient une nouvelle étude britannique. Le risque concerne plus spécifiquement la forme la plus courante de cancer de l'œsophage, le carcinome épidermoïde de l'œsophage. «Des études asiatiques ont ...

LIRE LA SUITE
Publicité
72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air
SociétéPublié à 12h00

72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air

Une majorité de Québécois se disent préoccupés par la qualité de l’air et appuient l’adoption d’une loi qui établirait une stratégie québécoise sur la qualité de l’air, selon un sondage d'opinion mené par la firme Léger pour le compte de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME). Le coup de sonde ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer
SociétéPublié le 24 septembre 2026

Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer

La pratique d'une activité physique structurée chez les patients atteints d'un cancer est associée à une amélioration de la survie et à une réduction du risque de récidive, allant donc bien au-delà des soins de soutien et des traitements symptomatiques, rapporte une nouvelle méta-analyse taïwanaise. Ces résultats s'inscrivent dans le ...

LIRE LA SUITE
Publicité