Nous joindre
Publicité

Cannabis inc.

« Tout coûte de plus en plus cher, sans le pot je ne pourrais pas penser à envoyer mes enfants à l’université s’ils le veulent », raconte un mariculteur.
Photo: Gracieuseté

« Tout coûte de plus en plus cher, sans le pot je ne pourrais pas penser à envoyer mes enfants à l’université s’ils le veulent », raconte un mariculteur.

JOLIETTE - 

Le Journal de Joliette a rencontré trois mariculteurs lanaudois. Selon ces derniers, outre le caractère illégal de leurs activités, le marché du trafic de cannabis est une activité économique comme une autre qui leur permet de faire vivre leur famille.

Les trois mariculteurs rencontrés par le Journal de Joliette ne se perçoivent pas comme des criminels. Ces derniers racontent qu’ils fonctionnent en parallèle des groupes criminels. « On est comme des sous-traitants », explique un d’entre eux. Les trois hommes soutiennent que leurs activités illicites deviennent un complément à leurs emplois, ce qui permet de bien faire vivre leur famille. « Tout coûte de plus en plus cher, sans le pot je ne pourrais pas penser à envoyer mes enfants à l’université s’ils le veulent », estime l’un d’eux.

Les trois mariculteurs ont commencé à travailler dans le domaine entre 16 et 20 ans. Ils ont tout d’abord commencé comme simple employé avant de se lancer dans la production. « L’automne on se chargeait de préparer le pot pour la vente, l’hiver on travaillait nos installations intérieures pour les boutures, au printemps on travaillait sur les boutures, en mai et juin on plantait et en été on entretenait la production », renchéri le plus vieux des trois. Ce travail est rémunéré environ 20 $ de l’heure et il arrive aussi que les employés soient payés en cannabis.

Conscients que leurs activités contribuent à enrichir des groupes criminalisés sans scrupules, les trois hommes expliquent qu’ils ne font que tirer leur épingle du jeu dans une société où les inégalités et les injustices sont omniprésentes. « Il y a plein d’entreprises légales qui sont plus croches que nous autres», s’indigne l’un d’eux. Questionné sur leur démarche si la production de cannabis devenait légale, les mariculteurs expliquent qu’il n’y aurait pas beaucoup de changement pour eux. « Si la production de pot devenait légale demain matin je deviendrais un petit capitaliste comme les autres.»

Fait à noter que le Journal de Joliette a pris bien soin d’éviter d’écrire quoique ce soit qui permettrait de retracer les auteurs de ces témoignages.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage
SociétéPublié hier à 15h00

Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage

La consommation régulière de boissons extrêmement chaudes, comme du thé ou du café, pourrait tripler le risque de cancer de l'œsophage, prévient une nouvelle étude britannique. Le risque concerne plus spécifiquement la forme la plus courante de cancer de l'œsophage, le carcinome épidermoïde de l'œsophage. «Des études asiatiques ont ...

LIRE LA SUITE
Publicité
72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air
SociétéPublié hier à 12h00

72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air

Une majorité de Québécois se disent préoccupés par la qualité de l’air et appuient l’adoption d’une loi qui établirait une stratégie québécoise sur la qualité de l’air, selon un sondage d'opinion mené par la firme Léger pour le compte de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME). Le coup de sonde ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer
SociétéPublié le 24 septembre 2026

Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer

La pratique d'une activité physique structurée chez les patients atteints d'un cancer est associée à une amélioration de la survie et à une réduction du risque de récidive, allant donc bien au-delà des soins de soutien et des traitements symptomatiques, rapporte une nouvelle méta-analyse taïwanaise. Ces résultats s'inscrivent dans le ...

LIRE LA SUITE
Publicité