Être courtois au volant, ce n’est pas sorcier
Je vous ai déjà parlé des personnes qui ne respectent les limites de vitesse ou la sécurité aux abords des chantiers de construction. Ma frustration envers certains automobilistes ne s’arrête toutefois pas là. Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation que nous voyons régulièrement à la télévision, je désespère de voir un jour les Québécois être courtois au volant.
C’est vrai, je ne dois pas mettre tout le monde dans le même bateau. Une chance parce que le bateau est déjà très chargé.
Rares sont les personnes qui peuvent dire ne jamais avoir été victime du manque de courtoisie d’un autre automobiliste. Se faire couper, recevoir le mégot d’une cigarette lancé par une fenêtre sur sa voiture, se faire klaxonner parce qu’on prend le temps de faire un vrai arrêt à un stop, tout cela arrive fréquemment.
Et on ne parle pas des piétons qui sont trop souvent malmenés par les automobilistes. Lorsque je vivais en Europe dans le cadre de mes études, l’une des choses qui m’a le plus dépaysée a été de traverser la rue en tant que piéton. Oui oui, ce n’est pas une blague.
Là-bas, lorsqu’un piéton met le pied dans la rue, tout le monde s’arrête pour le laisser passer. C’en était presque surréel pour la Québécoise que je suis. Et ce n’est pas seulement que sur le vieux continent. Nos voisins des autres provinces canadiennes sont beaucoup plus courtois que nous envers leurs piétons.
En plus d’être une grande source de frustrations, le manque de courtoisie est également dangereux, parce qu’il peut entraîner des accidents. Ce n’est quand même pas un tricycle que certaines personnes conduisent avec agressivité, mais une machine d’une tonne.
Avec le nombre de voitures en constante augmentation sur nos routes et à la circulation de plus en plus dense, on dirait que la patience des conducteurs, elle, décline.
Est-ce si difficile de s’arrêter pour permettre à un piéton de traverser, de laisser le passage à un conducteur qui désire quitter un stationnement ou de ralentir devant les flaques d’eau pour ne pas asperger les gens? Je ne pense pas, ça relève seulement du gros bon sens.
Pour moi le gros bon sens est de faire aux autres ce qu’on aimerait pour nous même. La prochaine fois que vous roulerez sur la rue Visitation et que vous verrez une petite dame qui essaie de sortir du stationnement d’un restaurant, laissez la passer. Votre petit geste vous sera peut-être remis un jour et son sourire vous fera chaud au cœur.
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