1460 piqûres par année pour rester en vie
Le petit Cédric Ricard, neuf ans, doit se piquer jusqu'à 20 fois par jour pour demeurer en vie.
La vie du petit Cédric Ricard a prit une tournure inattendue lorsqu’à l’âge de six ans, il a apprit souffrir de diabète de type 1. Une annonce qui a chamboulé sa vie de petit garçon, alors qu’il doit désormais observer quotidiennement une discipline d’adulte pour demeurer en vie.
« Au début, on se demande ce qu’on a fait de mal » raconte la mère de Cédric en parlant des premiers moments après le diagnostic. Elle explique que lorsque les gens sont peu au fait des détails de la maladie, le premier réflexe est de relier le diabète à une mauvaise alimentation. Plus que tout, c’est le sentiment d’anéantissement qui frappe le plus fort après l’annonce. « On se demande s’il va grandir, et surtout comment nous allons gérer la situation pour qu’il soit le plus heureux possible. »
Apprendre sur le tas
« Les premières journées, c’était carrément l’enfer », raconte Chantal Sigouin en spécifiant qu’il fallait parfois trois personnes pour faire une piqûre à son fils. La mère de Cédric ajoute qu’apprivoiser le diabète a été une véritable épreuve de tous les instants, autant pour elle que pour son enfant. «Avec le diabète de type 1, tout est un facteur. On apprend donc sur le tas. » Elle explique que le stress, la température les maladies et même la poussée de croissance peut influencer sur le taux de glycémie de Cédric. Pour elle, son entourage, et surtout pour son fils, les mots clés pour la survie de Cédric sont devenus discipline et adaptation. Au moment des repas ou de la collation, Cédric doit peser au gramme près chaque aliment qu’il consommera pour en connaître le taux de glucide.
Dans une année, Cédric doit recevoir au minimum 1460 injections d’insuline. Il doit également subir 3650 tests de glycémie, qui consiste en une piqûre sur le doigt. En une journée seulement, le garçon peut avoir à répéter ce geste une vingtaine de fois.
La fin de la spontanéité
Chantal Sigouin explique avec émotion que la maladie de son fils a tué la spontanéité dans la maison. « Tout doit être planifié, qu’il s’agisse d’une activité sportive ou culturelle. » Côté social, Cédric se voit presque toujours laissé pour contre lors des fêtes d’amis. « La maladie de mon fils fait peur aux autres parents. » Quand on lui demande comment était sa vie avant le diabète, le bambin répond tout simplement « avant le diabète, j’étais au paradis, mais plus maintenant. »
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage
La consommation régulière de boissons extrêmement chaudes, comme du thé ou du café, pourrait tripler le risque de cancer de l'œsophage, prévient une nouvelle étude britannique. Le risque concerne plus spécifiquement la forme la plus courante de cancer de l'œsophage, le carcinome épidermoïde de l'œsophage. «Des études asiatiques ont ...
LIRE LA SUITE
72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air
Une majorité de Québécois se disent préoccupés par la qualité de l’air et appuient l’adoption d’une loi qui établirait une stratégie québécoise sur la qualité de l’air, selon un sondage d'opinion mené par la firme Léger pour le compte de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME). Le coup de sonde ...
LIRE LA SUITE
Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer
La pratique d'une activité physique structurée chez les patients atteints d'un cancer est associée à une amélioration de la survie et à une réduction du risque de récidive, allant donc bien au-delà des soins de soutien et des traitements symptomatiques, rapporte une nouvelle méta-analyse taïwanaise. Ces résultats s'inscrivent dans le ...
LIRE LA SUITE