Nous joindre
Publicité

Ne pas voir l'évidence même ou jouer à l'autruche, là est la question

Depuis cinq ans, la population de Lanaudière a augmenté de 10% selon les données du recensement de 2011 qui ont été rendues publiques récemment.

Voilà qui vient chiffrer bien des problèmes que vit présentement la région. Taux de chômage de 9,1% en janvier 2012, surpopulation dans des écoles de Saint-Paul et Saint-Lin, manque de place en maternité au Centre hospitalier régional de Lanaudière, listes d'attente pour les places en garderie, Lanaudière semble étouffer sous le poids de sa population.

La hausse de la population n'est peut-être pas le problème. Et si nos élus et nos institutions avaient été plus prévoyants? N'est-ce pas justement leur job de penser au futur, plutôt que de travailler à amasser le plus de votes possible pour la prochaine élection?

Des évidences

On parle de baby-boom depuis une dizaine d'années.

On sait depuis longtemps que Montréal étouffe, qu'on y manque de logements et que les maisons sont beaucoup plus abordables ici, sur la couronne nord.

Selon les intervenants en immigration de la région, l'immigration a doublé depuis 2006 dans Lanaudière.

Depuis combien de décennies avons-nous connaissance du baby-boom de l'après Deuxième guerre mondiale et du vieillissement d'une grande partie de la population qui en découlerait?

La municipalité de Saint-Lin donne des subventions aux familles nombreuses avec sa politique familiale. N'est-ce pas une bonne indication du nombre d'enfants qui iront à l'école?

Nos élus, qui étaient au courant de tous ces points, et encore plus, se sont-ils déjà penchés sur la question? Des plans d'action avaient-ils été mis en place?

Les différents paliers gouvernementaux - fédéral, provincial et municipal- auraient dû mettre en place des actions pour absorber cette hausse de la population à travers le pays.

Agir en retard

Prenons exemple des élèves de 5e et de 6e année de l'école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de Saint-Paul. Ils seront transférés dans une école de Crabtree dès l'année prochaine, puisque leur école déborde. Lors d'une rencontre avec les parents, la Commission scolaire des Samares a déclaré avoir été consciente du problème dès 2009. Le gouvernement leur avait alors répondu, comme seule recommandation, de remplir les autres classes dans un rayon de 20 km.

Une nouvelle école verra le jour à Saint-Paul en 2014, cinq ans après que la Commission scolaire ait fait part du problème au gouvernement, alors que le problème devait être prévisible depuis encore plus longtemps. Pourquoi avoir attendu si longtemps? Pourquoi, au Québec, devons-nous attendre que les viaducs s'effondrent ou que les ponts risquent de tomber pour agir?

Que va-t-il arriver dans 10 ou 15 ans, alors que nous savons aujourd'hui qu'il y a une hausse des naissances, qu'il y a une affluence des jeunes familles qui quittent la ville pour la banlieue, qu'il y a de plus en plus d'immigration et que la population vieillie de plus en plus? Aurons-nous des places pour nos aînés, des écoles pour nos enfants et des ressources pour accueillir nos immigrants? Est-ce que nous allons encore arriver dans une situation de la sorte, alors qu'aucun plan n'avait été établi?

Les erreurs du passé appartiennent au passé. et souvent au présent. Mesdames et messieurs les élus, serait-il possible de penser aujourd'hui aux besoins que nous aurons dans le futur afin de ne pas refaire les erreurs qui affectent maintenant la population?

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage
SociétéPublié hier à 15h00

Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage

La consommation régulière de boissons extrêmement chaudes, comme du thé ou du café, pourrait tripler le risque de cancer de l'œsophage, prévient une nouvelle étude britannique. Le risque concerne plus spécifiquement la forme la plus courante de cancer de l'œsophage, le carcinome épidermoïde de l'œsophage. «Des études asiatiques ont ...

LIRE LA SUITE
Publicité
72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air
SociétéPublié hier à 12h00

72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air

Une majorité de Québécois se disent préoccupés par la qualité de l’air et appuient l’adoption d’une loi qui établirait une stratégie québécoise sur la qualité de l’air, selon un sondage d'opinion mené par la firme Léger pour le compte de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME). Le coup de sonde ...

LIRE LA SUITE
Publicité