À 7 ans, il est sollicité à nouveau pour une carte de crédit
Trois mois après avoir envoyé une offre de carte de crédit à un enfant de sept ans, la compagnie MBNA récidive. C'est la seconde fois que le jeune Alexandre Blanchette, de Crabtree, reçoit une telle demande, un geste que n'arrivent pas à comprendre ses parents.
David Blanchette, le père d'Alexandre, était carrément furieux devant ce qu'il considère comme une seconde aberration. M. Blanchette a fait la découverte dans sa boîte postale le 3 novembre dernier. MBNA avait adressé une nouvelle offre de carte de crédit à sa conjointe mais également à son fils. En août dernier, l'histoire d'Alexandre avait fait le tour du Québec lorsque MBNA lui avait soumis une première offre de carte de crédit avec un plafond de 1000$. Les dirigeants de la compagnie avaient alors expliqué qu'il s'agissait d'une erreur informatique et que la famille Blanchette n'était malheureusement pas les seuls dans cette situation. Une explication qui n'a pas convaincu M. Blanchette. « C'est doublement absurde, je ne croyais déjà pas à leur excuse la première fois, je vais y croire encore moins la seconde fois. »
Pousser l'absurdité jusqu'au bout
Exaspéré, David Blanchette a décidé de remplir la dernière déclaration adressée à son fils, histoire de voir jusqu'où la bureaucratie le laissera pénétrer. Il ajoute que la première fois, l'hypothèse que son fils ait pu remplir à son insu une demande de carte de crédit a été soulevée. «Comment voulez-vous qu'il ait pu remplir une demande après ce qui s'est passé la première fois? Comment voulez-vous qu'il ait pu remplir une demande alors qu'on l'a doublement surveillé et qu'il s'est servi de l'ordinateur deux fois moins?»
M. Blanchette a tenu à préciser que sa conjointe et lui ont gardé un œil attentif sur la navigation internet de leur fils, et qu'aucun doute n'est possible à leur avis. Lors du premier incident, la famille avait reçu, de manière indirecte, les excuses de Bernard Dorval, président par intérim de TD Canada Trust, qui est en procédure d'achat de MBNA.
De son côté, la compagnie MBNA n'a pas retourné les appels du Journal. Lors du premier incident, la porte-parole Cathy Velazquez avait annoncé que la situation était prise très au sérieux par la compagnie, et que cette dernière n'avait aucun intérêt à solliciter des personnes n'ayant pas atteint l'âge légal.
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