Saint-Paul, l'Ocre ferreux ou l'ocre merdeux !
L'histoire de l'ocre ferreux à Saint-Paul me rappelle celle des sols mous à Saint-Amable, ancien vestige du Lac Champlain. Alors que SNC Lavalin avait démontré dans l'un de ses rapports des années 1960 que les sols mous de Saint-Amable pouvaient représenter un risque considérable pour les nouvelles habitations, affaissement de sol, la ville et les entrepreneurs se renvoient la balle. Qui est imputable ? Personne. Le nouveau résident n'a qu'à s'organiser lui-même. Après tout, c'est lui qui paye ! Quelle belle démocratie.
La démocratie a ses qualités, mais elle a aussi ses lacunes. Elle se veut l'art de se cacher derrière les décisions en comité ou les multiples niveaux décisionnels, qui ne décident rien. Qui est responsable ? Cherchez et peut-être, je dis bien peut-être, vous trouverez.
De nombreux résidents de Saint-Amable ont dû assumer une partie des frais liés l'incompétence, ou au manque de transparence de certaines personnes. Dans plusieurs cas on parle de sommes allant jusqu'à 20 000$. Comme à l'habitude, le bon gouvernement du Québec, via les très généreux contribuables que nous sommes, s'est assuré d'offrir à la ville de Saint-Amable une belle subvention pour réparer les dégâts. Responsabilité, qu'est-ce que ça veut dire ?
Si au départ, la ville avait tout simplement pris sur elle d'exigé des entrepreneurs qu'ils veillent à procéder à des analyses de sol pour informé les acheteurs potentiels des risques possibles, probablement que tout ça aurait été évité. Mais non, on a préféré attendre que l'histoire éclate un vendredi soir à J.E.
N'est-il pas vrai qu'un vice caché annule tout contrat ? Il est aussi clair que l'acheteur doit avoir pris toutes les mesures possibles pour éviter de se faire avoir, mais sommes-nous toutefois tous des experts en cross.country ? Pas sûr ! En TK, il y en a qui si connaissent pas mal plus que d'autres.
S'il vous plaît, dites-moi que nous apprenons de nos erreurs. J'ose croire qu'à Saint-Paul, la municipalité jouera un rôle majeur pour éviter que les citoyens ou les entrepreneurs soient les seuls à assumer les frais de cette situation. Si Saint-Charles Borromée agit de manière préventive, il est fort probable que les autres sont en mesure d'en faire autant.
On ne peut pas seulement dire, on va regarder ça. Il faut prendre toutes les mesures possibles pour assurer la sécurité et le bien-être des résidents. Si vous êtes au faite de la situation messieurs et mesdames de Saint-Paul, prenez action et soutenez vos payeurs de taxes. Il n'y a pas que la poussière qui peut remplir les coffres, les balayeurs sont en grande partie et généralement maîtres du positionnement de l'échiquier.
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