Un seul aréna possède un défibrillateur cardiaque
Des quatre arénas du nord de Lanaudière, seulement un est muni d'un défibrillateur cardiaque à l'heure actuelle.
Depuis 2009, l'aréna Roch-Lasalle de Crabtree possède ce genre d'appareil, de type mobile, qui sert à analyser l'activité du cœur d'une personne en arrêt cardio-respiratoire.
«Heureusement, nous n'avons pas eu de situation nous obligeant à avoir recours au défibrillateur. On se souhaite jamais que cela arrive», a souligné en entrevue récemment Annie Loyer, directrice des loisirs à Crabtree.
Elle ajoute que tous les employés de l'aréna, qui suivent une formation en secourisme obligatoire à tous les deux ans, ont également été formés pour utiliser le défibrillateur en cas d'urgence.
Pour ce qui est du Centre récréatif Marcel-Bonin de Joliette, le Centre sportif et communautaire de Brandon et l'aréna Joannie Rochette de Berthierville, au moins deux gestionnaires de ces trois arénas ont mentionné au Journal qu'on envisageait de se procurer un tel appareil.
«La Ville de Berthierville réfléchit actuellement sur la possibilité d'avoir un défibrillateur dans l'aréna. Une décision pourrait être prise dans les prochains mois après des discussions avec le Service des loisirs», a précisé le directeur général de la ville, Lincoln Lebreton. Pour ce qui est de Joliette, ce n'est pas avant 2012 que l'aréna pourra être muni d'un défibrillateur.
Salle de premiers soins
Depuis que le Centre récréatif Marcel-Bonin a subi une cure de rajeunissement en 1982, au coût de 1,5 M$, un local a été spécialement aménagé pour prodiguer les premiers soins.
Munie d'une civière, d'une planche dorsale, d'un collier cervical et d'une trousse médicale, cette salle est située près d'une sortie d'urgence permettant à une ambulance d'avoir accès aux lieux rapidement.
Selon le gérant de l'aréna joliettain, Marc-André Derome, moins d'une dizaine de rapports d'incident sont rédigés annuellement par les employés.
Au Centre sportif et communautaire de Brandon, on retrouve sept trousses à différents endroits. «Nous avons également une infirmerie depuis 1984, année de la construction du complexe sportif. Mais on constate que de plus en plus de joueurs sont soignés dans les vestiaires des équipes, puisqu'au moins un entraîneur est formé en santé et sécurité au hockey, par Hockey Québec», note Michel Yanakis, gérant de l'aréna qui compte 17 ans dans le domaine.
Des arénas sécuritaires
Pour le président de l'Association québécoise des arénas et des installations récréatives et sportives (AQUAIRS), Richard Ouellet, les employés des arénas du Québec sont suffisamment bien formés afin de faire face à une situation d'urgence en cas de blessure majeure. «Les employés suivent une formation en RCR à tous les deux ans. De plus, dans près de 90 % des arénas, ceux-ci sont dotés d'une salle afin de prodiguer des premiers soins», a-t-il indiqué en entrevue au Journal. M. Ouellet ajoute que dans son association, qui regroupe 410 des 450 arénas au Québec, un amphithéâtre sur deux possède un défibrillateur cardiaque. «Dans des cas précis, celui-ci peut sauver des vies, c'est certain. Mais il faut un bon usage de l'appareil et l'employé qui s'en sert doit avoir suivi la formation adéquate», ajoute-t-il. Par expérience personnelle, M. Ouellet prône pour le défibrillateur mobile, car il peut être utilisé dans l'aréna ou dans d'autres installations sportives de la ville. Le président de l'AQUAIRS espère également que le gouvernement provincial légifèrera, dans un proche avenir, sur les actes médicaux qu'un employé puisse faire en cas de situation d'urgence.
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