Nous joindre
Publicité

Tuberculose : une victime se vide le coeur

Une personne ayant contracté le virus de la tuberculose, le 22 juin dernier à l'urgence du Centre hospitalier régional de Lanaudière (CHRDL), a décidé de se vider le cœur lors d'un entretien avec le Journal de Joliette.

L'homme, qui tient à demeurer anonyme, a confié vivre un véritable calvaire depuis cette date fatidique de juin dernier, où l'homme et sa conjointe ont eu le malheur de se retrouver tout près d'un patient souffrant de tuberculose. Le couple vit depuis cet incident dans une incertitude quotidienne. «Chaque essoufflement ou la moindre grippe nous fait nous demander si ce n'est pas le virus qui s'est réveillé», a confié l'homme. Il ajoute que les médecins rencontrés l'ont prévenu que, malgré le traitement préventif auquel il sera éventuellement soumis, le virus a entre 5 et 10 % de chances de se réveiller et de passer en forme active.

La victime et sa femme avouent que cette expérience leur a enlevé le goût de retourner au CHRDL. «Ma femme préfère demeurer à la maison et être malade que de se présenter à l'hôpital. Elle a peur de ce qu'elle pourrait attraper cette fois-là.»

À qui la faute?

Dans cette histoire, la victime est catégorique : il y a eu un manque de vigilance ou de civisme de la part des parties impliquées. Il vise particulièrement le «patient 0» à l'origine de toute cette commotion, en soulignant que les affiches sont suffisamment claires selon lui et qu'il n'avait aucune raison d'oublier de mettre un masque. Il dénote également l'absence du gardien de sécurité, d'ordinaire toujours présent à la salle d'urgence. «S'il avait été là, il aurait pu avertir la personne d'aller s'assoir dans la salle dédiée à ce genre de patients.»

Avis contraires

Interrogé relativement au suivi effectué auprès de lui et de sa conjointe, l'homme ne peut que clamer son insatisfaction. «On ne s'intéresse pas à nous!» Il ajoute qu'il n'y a eu presque aucune prise en charge depuis les événements. Selon lui, ses radiographies ont été prises il y a à peine deux semaines, alors que la contamination est survenue il y a plus de deux mois. De plus, il a été référé à son médecin de famille pour le suivi médical. Une situation contraire à ce que le directeur de la Santé publique de la région de Lanaudière recommande . M. Trépanier a déclaré lors d'un point de presse tenu le 12 septembre que chaque patient contrôlé positif serait référé à un pneumologue, et non à son médecin de famille. Confronté à la déclaration contraire du directeur, la victime a complètement réfuté l'affirmation, soutenant que la situation était à l'opposé de cette déclaration. La victime a poursuivi son témoignage en indiquant que, bien que la tuberculose soit une maladie à déclaration obligatoire, on lui avait demandé de garder un profil bas sur sa situation, «car certaines cliniques pourraient refuser de m'accueillir dans ma situation».

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage
SociétéPublié hier à 15h00

Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage

La consommation régulière de boissons extrêmement chaudes, comme du thé ou du café, pourrait tripler le risque de cancer de l'œsophage, prévient une nouvelle étude britannique. Le risque concerne plus spécifiquement la forme la plus courante de cancer de l'œsophage, le carcinome épidermoïde de l'œsophage. «Des études asiatiques ont ...

LIRE LA SUITE
Publicité
72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air
SociétéPublié hier à 12h00

72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air

Une majorité de Québécois se disent préoccupés par la qualité de l’air et appuient l’adoption d’une loi qui établirait une stratégie québécoise sur la qualité de l’air, selon un sondage d'opinion mené par la firme Léger pour le compte de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME). Le coup de sonde ...

LIRE LA SUITE
Publicité