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Cellulaire en classe : abus et tricherie

Pour une grande majorité des enseignants, la rentrée signifie que le combat quotidien contre les téléphones cellulaires en classe reprend. Au sein de la Commission scolaire des Samares, les enseignants doivent non seulement faire régner la discipline, mais demeurer aux aguets pour éviter toutes tricheries de la part des étudiants.

La multitude de fonctions des téléphones cellulaires ouvre un univers de possibilités aux étudiants possédant un minimum d'imagination et de débrouillardise. Le Journal s'est entretenu avec une étudiante de 17 ans, qui sous le couvert de l'anonymat, a avoué que la tricherie est fréquente en classe. La jeune fille a même révélé sa méthode, utilisée lors d'un examen d'histoire, lors de son secondaire 5. Elle a pris son cahier de notes en photo à l'aide de son téléphone, pour ensuite le consulter lors de l'épreuve, et sans être prise sur le fait. «J'ai été chanceuse, c'était une remplaçante qui ne se promenait pas en classe», souligne-t-elle avant d'ajouter que plusieurs de ses camarades de classe utilisaient principalement le message texte pour se transmettre des réponses.

«J'ai pris une élève en train de tricher avec son cellulaire lors d'un examen du ministère en mathématiques. Son cellulaire était caché en dessous de sa feuille d'examen. Dans ce temps, c'est zéro automatiquement», indique un enseignant de Montréal.

Dès le primaire

Une enseignante de l'école L'Oiseau Bleu de St-Lin explique que le problème débute dès le primaire. Un problème nuancé par le fait que les jeunes apportent principalement des téléphones qui ne sont pas activés, et dont les seules fonctions sont d'appeler le 9-1-1 en cas d'urgence, ou de servir de consoles de jeux.

Un son de cloche bien différent au secondaire. Julie Lafrance a enseigné à l'école secondaire Pierre-de-Lestage à Berthierville en 2010 et, pour elle, c'est un combat de tous les instants. Elle ajoute que dès la première année du secondaire, et malgré des règles claires et strictes, ces appareils sont omniprésents. «Le code de vie de l'école stipule que les élèves n'ont pas le droit d'utiliser leur cellulaire, et non de ne pas l'apporter en classe», une nuance qui permet aux appareils de fréquemment se retrouver sur le coin du bureau.

L'enseignante ajoute également que les parents sont souvent la source du problème. «C'est déjà arrivé que la mère d'un étudiant l'appelle alors que je donnais mon cours.» Mme Lafrance souligne également que les confiscations de ces appareils sont souvent entravées par le parent qui met son grain de sel dans la discipline scolaire.

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