Des élèves qui ont faim
Vingt-trois écoles primaires de la région ont recours au Club des petits déjeuners du Québec, une nécessité pour aider de nombreux enfants à passer la journée.
Au cours de l'année scolaire, 1 396 enfants de la région prennent chaque jour leurs petits déjeuners à l'école, grâce au Club des petits déjeuners du Québec. Des clubs sont présents dans une vingtaine d'écoles dans Lanaudière, 13 de plus qu'en 2007-2008. La demande est toutefois loin d'être satisfaite.
Selon Gabriel Saint-Pierre, coordonnateur aux communications du Club des petits déjeuners du Québec, toutes les écoles de la province sont cotées de 1 à 10 selon deux échelles établies par le gouvernement du Québec concernant le seuil de faible revenu et le milieu socio-économique.
Le club se retrouve donc dans les écoles classées entre 8,9 et 10, 10 représentant les milieux les plus défavorisés. «Dans Lanaudière, c'est le cas de 57 écoles», souligne M. Saint-Pierre. Certaines écoles se trouvent donc sur une liste d'attente, comme plusieurs autres au Québec.
Une trentaine d'écoles de la province se joignent au club chaque année.
Une initiative pour mieux manger
Moisson Lanaudière et la Guilde du pain d'épice organisent pour la deuxième année des cours de cuisine pour les élèves de l'école primaire Marie-Charlotte à Joliette.
Les élèves en cuisine de l'école secondaire Barthélémy-Joliette donnent des cours à ces élèves du primaire pour leur donner le goût de manger santé.
«Les élèves peuvent ensuite rapporter les plats à la maison, ce qui leur donne l'occasion de manger un bon plat santé», explique Sylvie Boucher, de Moisson Lanaudière. Selon elle, l'école Marie-Charlotte est l'école où le taux de pauvreté est le plus haut dans la région.
Moisson Lanaudière souhaite étendre le projet dans la région au cours des prochaines années.
La Commission scolaire des Samares compte 67 écoles primaires publiques, alors que la Commission scolaire des Affluents en compte 48.
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