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Il meurt devant l'hôpital après avoir reçu son congé

Opéré avec succès pour une tumeur, Claude Lavallée est décédé subitement devant l'hôpital de Joliette, quelques minutes après avoir reçu son congé, mardi dernier. Pour ses cinq enfants, il est clair que la négligence du personnel a causé la mort de leur père.

"C'est impossible de faire un deuil dans de telles circonstances, confie la fille de Claude Lavallée, Marylène Lefebvre- Lavallée, âgée de 19 ans.

«C'est l'enfer au pluriel, ajoute sa mère, Manon Lefebvre. Nous sommes tous en état de choc. Il n'y a aucun doute qu'il y a eu de la négligence.»

Claude Lavallée a été opéré pour une tumeur cancéreuse au rectum, le 15 juillet dernier, à l'hôpital Saint-Charles-Borromée, à Joliette. L'opération ayant réussi, il a obtenu son congé le 26 juillet.

Une mort subite

Or, ce jour-là, l'homme de 48 ans éprouvait énormément de difficultés à respirer, et était enflé aux pieds et aux mains. Tellement qu'il n'arrivait pas à marcher et à mettre ses souliers. Malgré tout, il a obtenu son congé.

«L'infirmier lui a donné un calmant, il a dormi un peu, et on est partis, raconte son fils Claude- Cédric. Il a fallu qu'il s'assoie dans un fauteuil roulant, il ne pouvait pas marcher.»

Trop tard

Puis, au moment où le fils de 24 ans gare sa voiture devant l'hôpital, il voit son père se lever du fauteuil roulant, et s'effondrer subitement au sol.

«Il avait des convulsions et il ne respirait plus, se rappelle-t-il, encore sous le choc. Je lui ai fait le massage cardiaque, mais c'était trop tard.»

Le résultat de l'autopsie effectuée vendredi n'est pas connu, mais il semblerait que Claude Lavallée soit décédé d'une embolie pulmonaire.

Si tel est le cas, la famille du défunt est convaincue que le personnel de l'hôpital aurait dû détecter les signes précurseurs.

«Ils n'ont pas fait leur travail ! On ne donne pas un calmant à un patient qui a des difficultés respiratoires, croit son ex-conjointe, Manon Lefebvre, qui est préposée aux bénéficiaires. Ils ont fermé les yeux sur tous les signes évidents qu'il présentait.»

La bataille commence

La famille de Claude Lavallée entamera des démarches judiciaires pour comprendre ce qui s'est passé. Déjà, un coroner a ouvert une enquête, mais il faudra attendre environ un an avant de connaître les résultats de cette enquête.

«Le plus frustrant, c'est de savoir que mon père n'est pas mort du cancer, dit sa fille Marylène. On va se battre pour que personne d'autre n'ait à vivre ce qu'on vit. C'est épouvantable.»

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