Un endroit pour les plus démunis
Après 22 ans au service des gens en détresse, Hébergement Urgence Lanaudière (HUL) répond, plus que jamais, aux besoins de la population du Grand Joliette et des environs.
Mis sur pied par la Société Saint-Vincent-de-Paul, l'organisme communautaire a accueilli 2 500 résidents au fil des ans. En 2009-2010, il y a eu 138 utilisateurs pour le volet hébergement d'urgence.
Ces personnes sont souvent confrontées à la pauvreté ou à la souffrance. Parmi la clientèle, il y a aussi des victimes de toute sorte (sinistres, violence, abus), des gens avec une problématique de santé mentale, de toxicomanie, d'alcoolisme ou de détresse psychologique. Il y a aussi des personnes en situation de marginalité ou qui ont reçu leur congé d'une institution quelconque.
«Notre mission est simple, soit d'offrir aux personnes qui sont en difficulté un gîte temporaire et de l'accompagnement dans des démarches favorisant l'intégration sociale ainsi qu'une meilleure stabilité de logement», indique Jacques Lane, président du C.A. de l'organisme.
Trois types de services
Une quinzaine d'unités de logements sont offertes par HUL. Il y en a huit pour le volet hébergement d'urgence et un logement supervisé pour les familles. Depuis novembre 2010, l'organisme offre aussi un volet dortoir, avec six lits.
«Dans ce dortoir, on offre un gîte de très courte durée, soit huit heures. Les personnes ont donc un endroit pour prendre une collation, combler leur besoins d'hygiène et dormir quelques heures», ajoute M. Lane. Les trois services répondent aux besoins physiques essentiels de base, en plus d'assurer une sécurité physique et psychologique du résident.
«Un séjour peut durer d'une journée à 60 jours. Lorsqu'une personne quitte, elle le fait presque toujours sur une base volontaire. Une dizaine de personnes par année sont expulsées pour ne pas avoir respecté les règles de la résidence», souligne pour sa part Jeannine Moreau, intervenante depuis 9 ans.
Déficit de 30 000 $
Comme plusieurs organismes à but non lucratif, Hébergement Urgence Lanaudière doit faire face à un manque à gagner depuis quelques années. Pour 2009-2010, le déficit a été de 30 000 $.
«Cela nous force à faire plus avec moins. Il faut couper partout et demander encore plus d'argent à nos partenaires. On doit aussi trouver d'autre sources de revenus», avoue Jacques Lane.
Le budget actuel de fonctionnement est de 300 000 $, 60 % de cette somme provenant de l'Agence de la santé et des services sociaux. Idéalement, il faudrait 100 000 $ de plus.
«Néanmoins, nous sommes capables de répondre à la demande et d'offrir des services de qualité. C'est certain qu'avec plus d'argent, on pourrait engager d'autres intervenants notamment», d'avouer Mme Moreau, qui est la seule intervenante depuis 2008.
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