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Des poissons en danger dans nos cours d'eau

Plusieurs espèces de poissons sont en péril dans le bassin versant de la rivière L'Assomption, une situation principalement due aux activités humaines. Alors que les gens s'enflamment pour la protection des animaux, nos amis à nageoire sont souvent oubliés. Un manque de considération qui peut avoir de graves conséquences.

Le dard de sable, le fouille-roche gris et l'esturgeon jaune sont des espèces menacées, alors que le statut du méné d'herbe est considéré comme préoccupant.

Le méné d'herbe n'a pas été vu depuis 1987. «On ne peut pas encore dire qu'il est disparu, mais les chances de le retrouver diminuent d'année en année», explique la biologiste Maryse Blanchette de la Corporation de l'aménagement de la rivière L'Assomption (CARA). Cette année, la CARA pêchera aux endroits répertoriés en 1987 pour tenter de le retrouver.

L'esturgeon jaune, lui, est une grande victime de la pêche commerciale. Le poisson a peut-être une très longue durée de vie, mais il ne se reproduit qu'à partir de l'âge de 25 ans, ce qui n'aide pas à rétablir les stocks. Les frayères dans lesquelles ils se reproduisent ont aussi beaucoup été endommagées par les activités humaines.

Un des plus graves problèmes est la dégradation des rives, qui cause la sédimentation des cours d'eau, soit le dépôt de matières organiques sur le sol. Pour de petites espèces comme le dard de sable et le fouille-roche gris qui vivent dans le fond de l'eau, tout ça amène un changement d'oxygène, d'alimentation et d'habitat.

Les poissons sont également en danger à cause de la destruction de leur habitat poussée par différents facteurs comme le redressement de cours d'eau et la pollution urbaine et agricole. «Tout ça détériore la qualité de l'eau», précise Maryse Blanchette.

Selon la CARA, le meilleur moyen de sauver les poissons est de revégétaliser les bandes riveraines, ce qui permettrait d'améliorer la condition de l'eau. Les pêcheurs devraient aussi toujours avoir un comportement responsable et s'assurer de ne pas polluer les milieux aquatiques.

Bonne nouvelle, il y a encore des chances de sauver ces espèces. «Il y a de bonnes mesures qui sont prises. Si on fait tous attention, on pourra réussir à les sauver», mentionne Mme Blanchette.

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