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Des courses en pleine rue

Des citoyens de St-Paul en ont assez de voir certains conducteurs se prendre pour des pilotes de courses sur les grandes artères de la municipalité. Depuis deux ans, le boulevard Brassard est devenu le terrain de prédilection pour les amateurs de vitesse, au grand déplaisir des résidents.

Ces amateurs de véhicules de performance se rassemblent principalement dans le stationnement du centre communautaire, où ils se réuniraient pour boire de l'alcool avant de filer sur le boulevard Brassard, soit en direction de la route 158 ou de la municipalité de Crabtree. Selon les témoins qui se sont confiés au Journal, ils sévissent principalement tard le soir lors des fins de semaine. David Blanchet demeure sur le chemin Ste-Marie, en plein sur l'itinéraire de ces supposés fous du volant, et raconte avoir été frôlé par un conducteur roulant à près de 130 km/h alors qu'il marchait en bordure de la route en compagnie de ses trois enfants et de sa conjointe. Il souligne qu'il ne s'agit là que d'un exemple parmi tant d'autres dans cette zone où la limite est de 50 km/h.

Prendre les grands moyens

Les témoins rencontrés en sont au point où l'idée de prendre les grands moyens pour voir cesser ces activités sont imaginés. Sous le couvert de l'anonymat, un résident a même confié vouloir se munir d'un tapis à clous artisanal, semblable à celui déployé par la Sûreté du Québec en cas de poursuite automobile. Il ajoute que le projet de la municipalité qui vise à réduire les limites de vitesse est insuffisant à ses yeux. «De simples pancartes ne seront pas suffisantes pour les dissuader.» Ils ajoutent que les effectifs de la SQ sont déficients dans le dossier.

La SQ se veut rassurante

Le sergent Martin Melançon, porte-parole de la SQ, a clarifié la situation en déclarant que des opérations étaient menées sur une base régulière dans le secteur. «Des voitures banalisée sont fréquemment envoyées dans le secteur.» Il ajoute que la police est passée outre le point de la sensibilisation dans le cas de ces conducteurs dangereux. «Si nous voulions les sensibiliser à réduire leur vitesse, nous serions présents en véhicules officiels, mais nous sommes déterminés à les prendre sur le fait.» Le sergent Melançon a de plus confirmé que certains de ces conducteurs sont connus des policiers et ont même été rencontrés à leur domicile.

Des arguments qui n'ont pas encore convaincu David Blanchet, qui raconte qu'à l'époque des polices communautaires, le même conducteur avait été épinglé à quatre reprises pour des excès de vitesse de plus de 50 km/h.

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