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Le CSSSNL a fait face à 31 éclosions de maladies infectieuses l'an passé

Le Centre de santé et des services sociaux du Nord de Lanaudière (CSSSNL) prend les grands moyens pour ne pas répéter la série de 31 éclosions de maladies infectieuses qui a frappé l'organisation au cours de l'année 2010-2011.

Cinq éclosions de C. Difficile, dix-sept de gastro-entérite, cinq d'influenza et quatre d'autres maladies nosocomiales, le CSSSNL a été durement frappé au cours de la dernière année.

Malgré différents moyens mis en place, la gestion des visites, la formation de personnel et le rehaussement de la salubrité, le CSSSNL a eu plus de problèmes avec le C. Difficile que le reste du Québec.

«On est au même niveau que le reste de la province en ce qui a trait aux éclosions de maladies infectieuses, mais il y a le volet du C. Difficile avec lequel on a eu plus de difficultés», explique le directeur de la prestation des soins et services et directeur des soins infirmiers, Martin Labrie.

Pour prévenir de nouvelles éclosions, le CSSSNL a donné un mandat particulier à la microbiologiste Soraya Boukhoudmi, qui fera maintenant partie de l'équipe de prévention et de contrôle des infections pour une période de deux ans. Cette équipe fait le suivi des éclosions, en plus de préparer des protocoles de prévention, comme une campagne de lavage des mains.

Pharmacovigilance

Un pharmacien a également été libéré trois journées par semaine pour pratiquer de la pharmacovigilance. Il s'agit de surveiller tout ce qui est administré comme antibiotiques auprès de la clientèle afin d'utiliser le bon antibiotique, au bon dosage et pendant la bonne durée.

«Si on donne trop d'antibiotiques à quelqu'un, on change son système immunitaire, donc on réduit sa résistance à attraper des infections», explique la directrice adjointe à la direction des services professionnels et affaires médicales du CSSSNL, Jacinthe Bélanger. Le pharmacien en charge de cette surveillance peut donc conseiller un autre choix d'antibiotiques qui risquent moins de modifier le système immunitaire du patient.

Un service de pharmacovigilance n'avait jamais pu être installé auparavant au CSSSNL, faute de disponibilité de pharmacien. «On est très en pénurie au niveau des pharmaciens, elle est encore plus grande que pour celle des médecins, à cause de la compétition au niveau commercial», souligne Mme Bélanger.

Le programme de pharmacovigilance s'est amorcé au début du mois d'avril.

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