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Dossier Graymont : le maire réagit

Le maire de St-Paul, Alain Bellemare, a réagi au comité de citoyens qui s'oppose à la venue d'une carrière à ciel ouvert à proximité du quartier Place Tourelles. Le maire considère la réaction de ces citoyens précipitée dans la situation, alors que selon lui les discussions avec la compagnie Graymont n'ont pas encore débuté.

L'opposition au projet, formée par un groupe de résidents de la municipalité, n'impressionne guère le maire qui déplore une réaction aussi vive, alors que le projet est toujours à l'état embryonnaire. Alain Bellemare insiste sur le fait que ce groupe n'est le reflet que d'une minorité de gens, et que le projet implique un nombre trop important de nouveaux emplois. «Nous travaillons pour l'ensemble de la population. Ce n'est pas un petit groupe qui va nous arrêter.»

Le maire soutient que les gens impliqués devraient prendre du recul face à la situation afin d'y porter un meilleur jugement. Il cite en exemple la compagnie Graymont qui a réfléchi au dossier depuis maintenant trois ans.

Voir et attendre

Avant de pouvoir s'installer définitivement à St-Paul, Graymont doit obtenir un changement de zonage du terrain sur lequel la carrière sera installée. Avant de procéder à ces démarches, le maire Alain Bellemare entend rencontrer l'ensemble des parties impliquées, incluant les citoyens de sa municipalité. En entrevue avec le Journal, le maire a confié qu'il souhaitait avant tout voir l'ébauche de projet de Graymont, et qu'il n'y avait encore aucune garantie de le voir mené à terme. Un discours contradictoire de celui livré par Mathieu Bouchard, directeur du projet de carrière, qui a confié lors d'un entretien exclusif «vouloir s'implanter à St-Paul pour un projet à long terme».

Menaces et avant-propos

Depuis mai 2008, il n'y a eu aucune discussion officielle entre les deux parties. De lourdes procédures judiciaires ont freiné les négociations entre Graymont et St-Paul. Les deux factions se sont rencontrées de manière officieuse à trois reprises afin de clarifier l'interruption des négociations de mai 2008. Une rencontre est prévue pour juillet prochain.

Interrogé quant aux possibles cas d'intimidation mentionnés par le comité de citoyens, Alain Bellemare rappelle que lui et son directeur général Richard Morasse ont eux aussi reçu pareil traitement en 2008.

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