24 paroisses en déficit
Les paroisses de Lanaudière ont déposé un bilan financier peu reluisant pour l'exercice financier 2010. Malgré une refonte de son réseau annoncée en décembre dernier, l'avenir est sombre pour le diocèse de Joliette, alors que 24 paroisses sur 53 annoncent un déficit.
Le verdict est tombé lors de la rencontre annuelle des Conseils de Fabrique paroissiale. C'est avec surprise que l'économe du diocèse, Carole Garceau, a annoncé un déficit de 26 655 $ pour l'ensemble des 53 paroisses, et un recul net des revenus de 6,45 % par rapport à 2009. Une baisse dramatique selon Mme Garceau, qui justifie cette situation par la baisse des revenus découlant de la quête et des impôts par capitation. Ces impôts sont des versements annuels et volontaires, à montants prédéterminés par le donateur. Une situation attribuable au vieillissement de la population et au manque de relève, tant du côté pastoral que des fidèles. En décembre dernier, l'évêque Gilles Lussier avait déclaré que les églises ne peuvent plus fonder leur fonctionnement sur ces revenus comme c'est le cas présentement. Les paroisses en viennent donc à chercher des solutions externes aux problèmes financiers (voir autre texte).
Mme Garceau souligne le fait que les charges relatives aux édifices ne cessent d'augmenter. Elle ajoute que 40 % des 9 M$ de budget du diocèse est attribué à l'entretien des églises et des presbytères.
12 566 $ de déficit moyen
Le déficit moyen des paroisses se chiffre à 12 566 $. Les plus endettées du diocèse sont St-Paul, St-Charles-Borromée ainsi que L'Épiphanie. Cette dernière souffre encore de l'incendie qui a dévasté l'église en 1991. Les deux autres ont cumulé une dette d'environ 46 636 $ et 42 515$ respectivement pour l'exercice financier de 2010. Les premières prévisions pour 2011 laissent présager une catastrophe, avec un déficit global de 262 150 $.
Pénurie de personnel
«C'est affreux ce qui nous attend d'ici 2020», déclare Carole Garceau, mentionnant l'amincissement du personnel, tant administratif que pastoral. La masse salariale du diocèse ne cesse de s'alléger, surtout avec la diminution constante du nombre de prêtres et du manque de relève. D'ici 2020, il pourrait ne rester qu'une dizaine de prêtres et d'agents de pastorale sur le territoire. Des effectifs bien insuffisants selon Mme Garceau, qui insiste sur la valeur des individus bien avant celle des églises. «L'important pour nous, c'est la pastorale. L'église n'est qu'un moyen de transmission.» L'objectif est de préserver un prêtre et agent de pastorale par paroisse. Une tâche ardue, même avec la réforme prévue pour 2013, alors que le total chutera de 53 à 22.
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