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45 minutes pour une ambulance

45 minutes pour une ambulance

En pleine crise d'allergie, Janie Deschênes a dû attendre 45 minutes pour que les services ambulanciers viennent lui porter secours après s'être fait répondre que la seule ambulance de service de sa région était déjà monopolisée. Une attente qui aurait pu lui coûter la vie.

«Le médecin m'a expliqué que ce n'était qu'une question de minutes pour que je sois décédée», explique Mme Deschênes. C'est une allergie à la pénicilline sous forme d'antibiotiques, nouvellement déclarée, qui a provoqué la crise de Mme Deschênes. Une première dose avait été prise à l'hôpital en présence du médecin et aucun symptôme n'était apparu sur le moment laissant présager une allergie.

Ce n'est qu'à la prise de la deuxième dose, à sa résidence de Saint-Gabriel-de-Brandon, que son état a dégénéré. «Ça n'a pas pris 5 minutes que j'ai commencé à enfler et à avoir de la difficulté à respirer. Nous sommes partis en voiture et on pensait pouvoir se rendre à l'hôpital», relate Mme Deschênes. Cinq minutes plus tard, ils se sont arrêtés chez ses beaux-parents afin d'y laisser leur fils en bas âge et appeler une ambulance. C'est à ce moment qu'on lui a répondu que la seule ambulance pour le secteur de Brandon était déjà en chemin pour le CHRDL et qu'elle devra prendre son mal en patience.

«Je croyais que j'allais perdre connaissance, je disais quoi faire à mon conjoint si jamais je tombais inconsciente», raconte Janie Deschênes, travaillant elle-même dans le milieu hospitalier. Quinze minutes plus tard, elle se trouve toujours en détresse respiratoire et commence à devenir aphasique. «C'est décevant de savoir que tu n'auras pas de soins, confie Mme Deschêne. J'avais beau expliquer à mon conjoint, c'est paniquant! Si ça avait été un enfant ou un cardiaque, il serait mort», enchaîne-t-elle.

Les services d'ambulance de Louiseville, la région voisine, sont arrivés sur les lieux 45 minutes après l'appel. Janie Deschênes a reçu trois doses d'epipen, le maximum qu'une personne en santé puisse recevoir. Mme Deschênes se considère chanceuse d'avoir été capable d'attendre tout ce temps «C'est choquant de savoir qu'une deuxième ambulance est disponible, mais est remisée dans le garage, c'est une grande superficie à couvrir. Et si deux personnes avaient besoin d'une ambulance en même temps?»

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