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Le Québec est moins prospère qu'on le croit

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La Chambre de commerce du Grand Joliette a cherché à savoir si le Québec est prospère. Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec, est venu discourir sur le sujet, emportant avec lui son bulletin de la prospérité. Un bulletin qui dépeint un portrait moins reluisant que prévu.

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) s'est enquit d'information à travers tous les organismes mondiaux possibles afin d'obtenir les données les plus impartiales possibles. Le but était de mesurer le portrait de la prospérité québécoise à celle du reste du monde. Le conférencier invité pour l'occasion, Yves-Thomas Dorval, a insisté sur l'importance de se comparer pour mieux s'analyser. «C'est facile de mettre des chiffres bout à bout, mais l'idéal est de les placer dans un contexte de compétition mondiale et surtout nord-américaine.»

Les informations recueillies l'ont été dans la perspective de quatre priorités, dont chacune a ensuite été approfondies grâce à 20 critères pour mieux comprendre l'impact de ces dernières. M. Dorval a débuté son explication avec la donnée la plus révélatrice de l'indice de prospérité. Le produit intérieur brut (PIB), à parité de pouvoir d'achat par habitant est à moins de 35 000 $, ce qui le place loin derrière des provinces plus riches telles que l'Ontario et l'Alberta, qui revendiquent respectivement des montants près de 38 000 $ et 75 000 $. La moyenne canadienne se situe quant à elle à 40 000 $.

Disponibilité et qualité

Le représentant du CPQ est catégorique lorsqu'il affirme que la première étape vers la prospérité est la qualité de sa main-d'œuvre. Cette dernière se doit d'être qualifiée et surtout disponible pour les employeurs. Sa qualité ne figure pas au sein de l'élite canadienne. La scolarisation des jeunes adultes compte parmi les pires statistiques relevées parmi les quatre provinces du rapport, qui sont l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique. Le Québec obtient la note de passage avec peine en se comparant aux autres pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui compte des nations possédant des infrastructures beaucoup moins solides.

Plus abordable

Le coût de la main-d'œuvre québécoise est problématique. Le point majeur soulevé par Yves-Thomas Dorval est que la main-d'œuvre doit être concurrentielle. Présentement, il est impossible pour le Québec de rivaliser avec des pays comme la Chine ou autres contrées dont le salaire minimum est très bas. Le Québec est la province où les taxes sur la masse salariale sont les plus importantes.

Les meilleures conditions possibles

«Nous devons bénéficier des meilleures conditions possibles si nous voulons compétitioner au niveau mondial.» Le conférencier invité est clair sur l'importance des conditions gagnantes et sur les moyens pour y arriver. Il a fait mention à quelques reprises du modèle nord européen, en soulignant que ce dernier impose à ses citoyens un taux de taxations de près de 25 %. M. Dorval indique que les citoyens du Québec montent aux barricades (avec raison) pour exiger l'augmentation de services, mais rechignent à payer plus de taxes et d'impôts. Une contradiction qui embouteille la province qui a besoin, selon M. Dorval, d'infrastructures solides dans tous les aspects de son économie. Le constat émis par Yves-Thomas Dorval est clair; le Québec n'est pas aussi prospère que ses consœurs du reste du Canada.

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