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Un génie informatique au service des Forces canadiennes

Il a 27 ans. Il est originaire de Saint-Charles-Borromée. Et il gagne sa vie au sein des Forces canadiennes.

Alexandre Forest a beau être militaire, mais ses armes favorites sont les systèmes de la communication. En fait, le détenteur d'un baccalauréat en génie informatique du collège militaire de Kingston est en temps normal un officier de communication électronique pour l'armée de l'air.

Son souhait le plus cher s'est concrétisé quand il a été envoyé en mission en Afghanistan le 24 mai dernier.

«J'ai accepté cet emploi à Kingston parce que je savais que j'avais une chance d'être déployé, a-t-il déclaré au Journal.»

Alexandre Forest aura mis 5 ans à acquérir la formation qui devait le mener en Afghanistan.

C'est à titre de commandant de troupes pour le Système national d'information, de commandement et de contrôle qu'il est envoyé sur la base militaire de Kandahar, cette région trouble du sud de l'Afghanistan.

Sa mission

Alexandre Forest admet que son plus gros choc en arrivant en Afghanistan a été la température. 25 degrés Celsius à son arrivée en pleine nuit, mais 50 degrés Celsius en plein jour.

«C'est incroyable l'impact, il faut être en bonne condition physique.»

Il se met pourtant résolument à l'œuvre. Son travail : déployer à l'ensemble de l'Afghanistan les réseaux nationaux de communication que l'on connaît au Canada (satellite, téléphone, Internet, réseaux militaires).

«Les opérations roulent 24 heures sur 24 là-bas, tout est rapide», s'empresse d'ajouter celui qui a été bien entraîné pour intégrer habilement les nouvelles technologies et les nouveaux concepts des systèmes de communication et d'information pour réponde aux besoins des opérations.

Avoir peur

Le jeune militaire n'a jamais eu peur de cette mission. «On s'entraîne pour ça toute notre carrière», a-t-il affirmé, précisant qu'en étant sur la base militaire de Kandahar, il était en sécurité relative, n'étant pas exposé aux combats.

N'empêche que tout le poids de la réalité afghane se faisait bien sentir pour lui qui a assisté au rapatriement vers le Canada des dépouilles de soldats tombés au front.

«C'est spécial , mais en même temps ça fait partie de la job. La réaction dépend de chacun. Il y a plus d'impact pour les gens qui ont des métiers de combat, a-t-il ajouté.»

Une guerre à finir

Alexandre Forest est rentré au Canada le 3 décembre dernier. En un seul morceau et fort d'une expérience inoubliable. «J'y retournerais demain si on me le demandait encore.»

À la question de savoir si le Canada et les forces internationales gagneront cette guerre, le jeune militaire est réaliste.

«Ce ne sera pas une victoire comme à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il faudra encore beaucoup de temps avant que le pays ne redevienne stable. Ça prendra un soutien de la communauté internationale, mais déjà, il y a un impact.»

Un impact auquel il aura contribué à sa façon.

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