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Cri du cœur des organismes communautaires

La problématique du financement des organismes communautaires dans Lanaudière persiste.

Maryse Pagé, responsable du Carrefour pour Souffler à tête reposée, en a fait la preuve, le 7 décembre dernier, lors du conseil d'administration de l'Agence de la santé et des services sociaux.

Son organisme fournit un service de répit de 48 heures à 44 familles qui ont fait le choix de garder chez elles un enfant atteint d'incapacités intellectuelles et physiques.

Il est doté d'un budget annuel de 17 000 $ (386 $ par famille).

Confronté à un manque à gagner de 12 000 $ pour l'année en cours, l'organisme a cessé d'offrir son service le 7 novembre, un arrêt prévu jusqu'au 31 mars.

Résultat : les familles doivent défrayer le montant total des répits elles-mêmes, alors que «l'éventualité d'un placement flotte dans l'air pour les familles qui ont fait le choix de donner à leurs enfants des outils leur permettant d'être des personnes à part entière», de dire Mme Pagé.

Une autre déception

Il y a déjà plusieurs mois que les organismes communautaires frappent à la porte de l'agence. Mais jusqu'à présent, les demandes urgentes de soutien sont restées lettre morte.

«On reconnaît les situations de crise, mais il faut malheureusement composer avec pour l'instant», de confier Maurice Blais, président du C.A. de l'agence.

Ce dernier a tenu à rappeler que le Québec sortait à peine d'une conjoncture économique difficile et que des mesures de restriction ont été mises de l'avant au ministère de la Santé et des Services sociaux.

L'agence ne décide pas elle-même de s'octroyer des budgets de développement. «Si c'était le cas, a-t-il expliqué aux groupes présents, on pourrait répondre aux difficultés que vous éprouvez.»

Insatisfaction de la TROCL

De biens beaux mots, mais qui ne convainquent pas pour autant la TROCL, la Table régionale des organismes communautaires de Lanaudière qui se dit inquiète de l'attitude de l'agence face aux revendications.

«On pense que l'agence n'est pas consciente de la situation dramatique des organismes, de préciser Édith Monette, porte-parole de la TROCL, il faut qu'elle dise que l'on est une ressource essentielle dans la région.»

Le message est lancé. On verra s'il sera entendu jusqu'à Québec.

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