Syndicat du personnel de soutien scolaire
Lors d'un 5 à 7 qui s'est tenu le 27 octobre dernier, le syndicat du personnel de soutien scolaire de Lanaudière a procédé au lancement d'un livre soulignant les 40 ans d'affiliation avec la CSN.
En 40 ans, ce syndicat, qui comptait une cinquantaine de membres en 1969, a changé quatre fois de nom et a vu une douzaine de personnes diriger ses destinées.
En 1969, il n'y avait qu'une seule commission scolaire syndiquée, soit la Commission scolaire régionale de Lanaudière. En 1972, le syndicat des employés de bureau, région de Lanaudière pour la CSN, était regroupé dans cinq commissions scolaires, soit Berthier, Cascade-de-l'Achigan, l'Industrie, Nord-Joli et de Lanaudière.
Ce nombre fut diminué à trois syndicats en 1985, il y avait alors les commissions Berthier Nord-Joli, Cascades-l'Achigan et de l'Industrie. Depuis 1998, l'appellation que l'on connaît maintenant regroupe les employés de la Commission scolaire des Samares.
Parmi les catégories d'emploi représentées dans ce syndicat, il y a celles du soutien technique, le paratechnique et l'administratif. Actuellement, en 2010, 1 000 personnes sont affiliées à ce syndicat de la CSN.
Relations meilleures
«Depuis cinq ans, les relations de travail avec les Samares se sont sensiblement améliorées. Il existe une meilleure compréhension des enjeux des deux côtés. Nous travaillons fort pour que cela se poursuive», mentionne Laurent Smith, président du syndicat.
À chaque mois, membres du syndicat et les Samares se rencontrent dans le cadre du comité des relations de travail. Ces rencontres permettent de régler de nombreuses problématiques de la convention.
Outre M. Smith, les Lise Lemyre, Claude Loyer, Normand Gagnon, Claude Chartrand, Jean-Marc Delorme, Sylvie Plante, Michel Hénault, Jean-Claude Landry, Jean-Denis Ducharme, Danielle Gagnon et Réjeanne Guilbault ont aussi été présidents ou présidentes d'un des plus importants syndicats de Lanaudière.
Protéger les acquis
Durant les 40 années d'affiliation avec la CSN, le syndicat a participé à de nombreuses négociations de convention collective.
La dernière négociation qui s'est soldée par une entente satisfait les dirigeants syndicaux d'ici. «La seule inquiétude que nous avons concerne la promesse de la commission scolaire de ne pas couper dans le personnel actuel. Nous craignons que le ministère de l'Éducation en décide autrement», ajoute M. Smith.
Protéger les emplois existants ainsi que les acquis des travailleurs sont parmi les défis qui attendent le syndicat dans les années à venir.
«Dans un monde idéal, nous souhaitons rejoindre l'ensemble de nos membres dans leur foyer, prochainement. Nous devons trouver des façons de faire afin que les jeunes s'impliquent davantage dans le syndicat», termine-t-il.
«La manière de négocier n'a pas changé» - Lyse Lemire
Pour Lyse Lemire, qui fut la première présidente du syndicat, de 1969 à 1972, rien n'a changé dans le processus de négociation entre le syndicat et la partie patronale, durant les trente ans qu'elle y a travaillé.
«Les syndiqués en demandent toujours trop et l'employeur en offre beaucoup moins à la table des négociations. C'est en discutant que tout se règle et que des concessions sont faites des deux côtés», mentionne-t-elle.
Mme Lemire se souvient de sa première négociation en 1972. «La grève avait duré un mois. Nos salaires étaient passés d'une quarantaine de dollars par semaine à près de 100 $. On avait obtenu du gouvernement les classes d'emploi et la sécurité d'emploi après quelques années, ce qui était pour
nous d'énormes gains», se rappelle-t-elle.
Solidarité syndicale
Pour Mme Lemire, lors du front commun de 1972, il existait une belle solidarité syndicale entre les différents syndicats. «On ne voit plus ça maintenant. C'est surtout du chacun pour soi», croit-elle. Les enjeux sont également différents d'il y a quarante ans puisqu'au début, le syndicat partait de presque rien, les travailleurs gagnaient peu et n'avaient aucune condition de travail.»
Elle ajoute qu'en 1982, lorsque le gouvernement Lévesque a réduit de 20 % les salaires des employés de l'État, les syndicats avaient le moral dans les talons, n'acceptant pas ces coupures salariales. «Il régnait un état d'esprit différent par rapport à 1972. Nous étions en mode affrontement avec le gouvernement. Les syndicats tentaient de minimiser ces coupures drastiques, le gouvernement avait eu recours à des décrets et des lois spéciales pour régler le conflit. Ce fut très difficile pour nous», souligne-t-elle.
Lyse Lemire a terminé sa carrière avec la Commission scolaire des Samares, où elle devait appliquer la convention collective. «Je me suis toujours efforcée de travailler avec les gens du syndicat afin que tout se déroule dans l'harmonie. 80 % de nos griefs étaient réglés entre nous, sans qu'une des deux parties ne soit obligée d'en faire le dépôt officiel. Je suis très fière de cette réalisation», mentionne-t-elle.
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