Un lutteur au grand coeur, Jacques Rougeau
L'ancien lutteur plusieurs fois champion était l'invité de la Chambre de commerce du Grand Joliette lors du dîner mensuel du 4 octobre dernier. Il est venu discourir sur l'importance des jeunes au sein de notre société et sur comment son école de lutte est un phare qu'il emploie pour leur avenir.
Jacques Rougeau a ébloui les foules du Québec à une époque où, comme le mentionnait l'ancien champion, la culture québécoise ne comptait que le hockey, la lutte et Les Plouffes.
L'ancienne gloire a également reconnu avoir eu une vie difficile. Après son divorce, les heures difficiles se sont transformées en journée. «Des fois, il faisait tellement froid dans la maison que je disais aux enfants de mettre leur manteaux», a-t-il esquissé.
Mauvais chien
Jacques Rougeau a parlé longuement du bonheur procuré par son école de lutte et de son «programme sport-études». Il a relaté, dans cette optique, l'histoire touchante l'un de ses protégés, connu sous le pseudonyme de Bad Dog.
Ce dernier est entré à l'école de lutte de Jacques Rougeau alors que sa mère, inquiète du comportement de son adolescent de 14 ans, est venue quérir l'aide de l'ancien lutteur. L'adolescent était un passionné de lutte, et la rencontre avec une idole en chair et en os allait marquer la vie de ce jeune homme. Convaincu par Jacques Rougeau de ne plus toucher à la drogue contre promesse de faire partie du spectacle familial de lutte, Pierre-Max allait retourner sur le bon chemin, une promesse qui tient encore à ce jour.
M. Rougeau est fier de ses lutteurs, répétant à qui veut l'entendre de toujours avoir foi en ce que l'on est. C'est un credo qu'il a toujours suivi tout au long de sa vie et qu'il transmet non seulement à ses élèves, mais également à ses fils.
Le discours de M. Rougeau est parmi les plus intéressants même si, aux dires de Bruno Ayotte, président de la chambre de commerce, ce n'est pas un conférencier typique invité par la chambre. «Si on veut une région riche, nous avons besoin de ces gens qui possèdent une forme de richesse. Par conséquent, le discours de M. Rougeau rejoint parfaitement les visions de la chambre de commerce.»
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