L'eau aura un mauvais goût jusqu'à la mi-septembre
Depuis l'incendie de juin dernier à l'usine de traitement de l'eau de Joliette, l'eau potable a un goût terreux qui dégoûte plusieurs citoyens. Le Journal a été informé par le maire Laurin que la situation ne serait pas réglée avant la mi-septembre.
Depuis l'incendie, l'interdiction d'arrosage a été décrétée dans quatre municipalités desservies par l'usine pour permettre les réparations. Joliette, Notre-Dame-des-Prairies, Saint-Thomas et Saint-Paul sont touchées par l'interdiction. Jean-Noël Marion, citoyen du quartier «Carrefour du Moulin» stipule que la Ville n'informe pas suffisamment les citoyens. «Durant les vacances, il n'y a pas eu assez d'informations livrées aux citoyens», dit-il.
Un message enregistré automatique a été envoyé le lendemain de l'incendie et autour du 28 juin. Le site Internet de la Ville indique également l'interdiction d'arrosage.
«Si tu n'as pas de répondeur, ni d'ordinateur, tu ne le sais pas», ajoute M. Marion. «La pièce est commandée et, parce qu'elle est fabriquée sur mesure, les délais sont plus longs», confirme le maire Laurin.
L'interdiction d'arroser mal publicisée
Le citoyen ajoute que la Ville pourrait se servir du panneau d'informations à l'entrée de la ville pour informer les citoyens de l'interdiction d'arrosage. Situé angle Dollard et De Salaberry, le panneau contenait, le 1er août dernier, des informations culturelles périmées. «À Lachenaie ou St-Charles-Borromée, dès que tu entres dans la ville, un panneau fixe ou informatique informe les citoyens sur les conditions d'arrosage», rappelle le citoyen mécontent.
Depuis près d'un mois, aucune information n'a été transmise directement aux citoyens. «Une lettre format circulaire ou un accroche-porte pourrait aussi être envoyé à chaque maison rappelant l'interdiction», ajoute M. Marion.
Beaucoup de citoyens arrosent leurs pelouses, remplissent leurs piscines et ne respectent pas l'interdiction. «Les gens reviennent de vacances et comme l'information est absente, ils croient que l'interdiction est levée», explique le citoyen. Rejoint par le Journal, le maire Laurin confirme l'interdiction d'arrosage. «Plus on arrose et plus on utilise l'eau, plus on doit vidanger les filtres. Les travaux seront complétés à la mi-septembre», ajoute le maire.
La firme OZOCAN, fabricante des pièces à remplacer va assumer les coûts de cette réparation. « Il n'y aura aucun frais pour la ville de Joliiette » nous a confirmé le directeur général de la ville, Rénald Gravel.
La Ville de Joliette interdit totalement l'arrosage des pelouses, le remplissage des piscines, le lavage des véhicules et des bâtiments à ses abonnés du réseau d'aqueduc, et ce, jusqu'à nouvel ordre. L'usage des systèmes automatiques d'arrosage pour les pelouses est également prohibé.
Une inspectrice de la Ville qui travaille selon des quarts horaires variables émet environ 12 avertissements par semaine. À ce jour, seulement 11 constats d'infraction accompagné d'une amende de 75 $ ont été remis à des citoyens récidivistes.
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