« Le droit démocratique de manifester a été bafoué »
Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue à Trois-Rivières-Ouest le 5 juillet dernier, le député de Berthier-Maskinongé, Guy André, accompagné de monsieur Andrew Groarke, a réclamé à l'instar de ses collègues du Bloc Québécois, une enquête afin de faire la lumière sur les abus policiers à l'endroit des manifestants lors du sommet du G20 qui s'est déroulé à Toronto. Jusqu'à ce jour, les autorités parlent de 900 arrestations effectuées.
En effet, le député a tenu à formuler cette requête en conférence de presse, car un citoyen de Trois-Rivières, monsieur Andrew Groarke, l'a contacté pour lui faire état de la façon dont il avait été traité lors de son arrestation à Toronto. « Ce citoyen était à Toronto pour exercer son droit démocratique de manifester et de revendiquer. Il n'avait aucune intention de faire de la casse et il n'était pas associé à un groupe radical et violent. À ce que je sache, nous avons encore le droit de nous prévaloir de cette liberté élémentaire dans ce pays. Je tiens à ce que ce citoyen soit en mesure de raconter ce qu'il a vécu », a déclaré Guy André.
Selon Monsieur Groarke, son arrestation le dimanche matin dans le local n'était pas fondée et c'est déroulé en ignorant plusieurs éléments de justice et de respects des droits humains. « Lors de ma première fouille, on ne m'a jamais énuméré mes droits alors qu'on détruisait mon sac et jetais mes cigarettes. Tout au long de ma détention, qui dura 38 heures, mes mains furent liées pendant plus de douze heures. Je fus incapable de dormir en raison de l'air climatisé qu'ils avaient réglé si froid que dormir était impossible. Je n'ai eu droit qu'à des sandwichs au fromage, alors qu'il m'est déconseillé de manger ce type de nourriture considérant mon diabète de type 1. Quant on est incapable d'arrêter une centaine de casseurs alors que l'effectif policier est d'environ 15 000 personnes sans compter les 5 000 gardes privés, on tente de se rattraper en arrêtant ceux qui usent de leurs droits constitutionnels de manifeste. Il s'agit de malhonnêteté comme jamais un pays se disant démocratique ne devrait s'en permettre », a conclu monsieur Groarke.
Le Bloc Québécois a officiellement demandé une enquête publique afin de faire la lumière sur les allégations d'abus de force à l'endroit des manifestants en marge du sommet du G20 à Toronto. De plus, le Bloc Québécois a réclamé en outre que le Comité permanent de la sécurité publique se penche sérieusement sur cette question dès la reprise des travaux parlementaires, à Ottawa. « Il est certain que nous devons assurer un minimum de sécurité pour la tenue de ce genre de rencontre. Nous avons d'ailleurs déjà critiqué les coûts exorbitants des sommets du G8 et du G20, mais d'aucune façon nous devons remettre en cause le droit aux citoyens de s'exprimer et de contester lorsque cela se fait dans les règles de l'art et pacifiquement. Or, en ce qui concerne ce qui s'est produit à Toronto, il y a tout lieu de croire que les autorités policières transgressèrent certaines limites de l'acceptable. Le droit démocratique de manifester a été bafoué », a conclu Guy André
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