Financement illégal : Début du procès de Marcel Jetté
Marcel Jetté (à droite) en compagnie de son avocat Me Conrad Lord.
Le procès du maire de Sainte-Julienne, Marcel- Jetté, en lien avec une affaire de financement illégla lors des élections de 2009, a débuté le 3 mai, au palais de justice de Joliette.
Rappelons que le Directeur Général des Élections (DGEQ) a émis trois constats d’infraction. On reproche à Marcel Jetté d’avoir sollicité un montant de 1000$ d’une citoyenne pour l’équipe Marcel Jetté sachant qu’il n’était pas le représentant officiel dudit parti ni une personne désignée à cette fin par ce dernier.
Il aurait aussi aidé un ancien conseiller de son équipe et qui a aussi siégé comme indépendant, Lucien Thibodeau, à verser une somme de 1000$ pour son équipe autrement qu’à même ses propres biens.
Enfin, il aurait sollicité et recueilli une contribution d’un montant de 1000$ de Jean-Pierre-Charron, un ancien conseiller de l’équipe Jetté et candidat à la mairie de 2013, destiné au parti du maire alors qu’il n’était pas le représentant officiel dudit parti ni une personne désignée à cette fin par ce dernier.
Les infractions auraient été commises entre le 6 et le 9 octobre 2009 et sont portés en vertu de la loi sur les élections et les référendums dans les municipalités. Les constats d’infractions ont été émis en septembre 2014. Le maire Jetté avait plaidé non-coupable.
Lors de la première, le 3 mai, le Directeur Général des Élections du Québec (DGEQ) a fait entendre trois témoins lors de la présentation de sa preuve.
Un troisième, un enquêteur du DGEQ, est venu expliquer que c’est à la suite d’une plainte de l’ancien directeur-général de la municipalité, Claude Arcoragi, sur la ligue téléphonique du public, qu’une enquête avait été instituée.
Selon son témoignage, M. Arcoragi aura reçu des confidences de l’ancien conseiller Lucien Thibodeau. Ce dernier aurait reçu un montant de 1000$ de Marcel Jetté, en guise de contribution électorale. De plus, M. Thibodeau aurait servi d’intermédiaire avec le président de la firme Génius, alors que M. Jetté lui aurait demandé d’entrer en contact avec le président de la firme, Michel Lalonde,
Lucien Thibodeau a cependant nié les allégations de Claude Arcoragi lorsqu’il a été rencontré par le DGEQ.
Le procès, présidé par la juge Lucie Marier, doit se poursuivre aujourd’hui. En tout, le DGEQ prévoit faire ententdre près d'uen dizaine de témoins.
Marcel Jetté est représenté par Me Conrad Lord. Les procureures du DGEQ sont Me Sophie Vézina et Me Marie-Eve Pelletier
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Mark Carney suggère que son projet de loi n'abaisse pas les normes environnementales
Le premier ministre Mark Carney a défendu jeudi, à la Chambre des communes, le projet de loi C-39 de son gouvernement visant à accélérer la réalisation de grands projets, laissant entendre qu'il n'est pas question, dans ce dossier, d'abaisser les «standards», notamment en matière de protection environnementale. La pièce législative, ...
LIRE LA SUITE
L'abandon de la politique relative aux parrainages fait l'objet d'une enquête
Le ministère de l'Immigration surveillera les éventuels effets négatifs d'une décision récente de ne pas prolonger une mesure qui accordait des dérogations en matière de parrainage pour l'obtention du statut de résident permanent à certains réfugiés, a indiqué mercredi la ministre de l'Immigration, Lena Diab. Cette mesure avait été ...
LIRE LA SUITE
Le Canada travaille avec des partenaires sur la sécurité de l'IA
Le ministre responsable de l'Intelligence artificielle, Evan Solomon, a affirmé mercredi que le Canada collaborait avec d'autres pays sur la sécurité de l'IA, mais a laissé entendre que le gouvernement ne jouait pas un rôle de premier plan sur la scène internationale. Le Canada figurait parmi les 20 pays qui ont publié mardi, lors de ...
LIRE LA SUITE
