"Il en coûte 35 % plus cher qu’ailleurs"
À l’heure où les municipalités du Québec se préparent en vue des élections du 3 novembre, le Centre sur la productivité et la prospérité (CPP) du HEC Montréal a présenté tout récemment son Palmarès annuel des municipalités du Québec. En examinant le classement pour la région de Lanaudière, on constate qu’à Sainte-Julienne, les services municipaux coûtent 35 % plus cher, en moyenne, que dans les municipalités de taille comparable.
Toujours aussi habile pour dénicher de l’information que la Municipalité ne divulgue pas facilement, la chef du Parti des citoyens de Sainte-Julienne (PCSJ), Danielle Bédard, se demande comment expliquer un tel écart. « On ne parle pas de 5 % plus cher : c’est plus d’un tiers de plus que ça nous coûte à Sainte-Julienne. Pourquoi ? A-t-on des services supérieurs à Sainte-Julienne ? La réponse est non, alors où va cet argent ? », s’interroge l’avocate.
S’appuyant sur le Palmarès annuel des municipalités, la candidate à la mairie insiste sur la crédibilité et la compétence du Centre sur la productivité et la prospérité : « Ça fait des années qu’on creuse pour comprendre ce qui se passe à l’hôtel de ville. Depuis des années, je me bats pour faire connaître des faits qu’on nous cache, et que des organismes indépendants confirment. Moi, je veux avoir des réponses à mes questions : pourquoi il m’en coûterait 35 % plus cher pour vivre à Sainte-Julienne ? », fustige Danielle Bédard.
Selon l’avocate, M. Jetté a beau faire de la propagande, les chiffres ne mentent pas. « Il suffit de se promener sur le territoire pour s’apercevoir que tout le monde est d’accord : à Sainte-Julienne, on paie trop cher de taxes pour les services qu’on obtient. Avec le Palmarès annuel des municipalités, on constate qu’un contribuable paie entre 350 $ et 700 $ de plus qu’ailleurs, chaque année, pour des services comparables », explique la chef du PCSJ.
Le problème, c’est qu’il n’est pas facile, pour la population, de déchiffrer les données venant de la Municipalité, et encore moins de comparer avec d’autres villes de taille semblable. « Notre palmarès est un précieux outil pour tous les Québécois. L’exercice est important car, même si les données sont accessibles à tous, il faut être vraiment déterminé et avoir une expertise particulière pour en tirer un portrait cohérent », souligne le directeur du CPP, Robert Gagné.
Un rendement peu enviable
En poussant plus loin l’étude du palmarès, on apprend également que Sainte-Julienne figure au 56e rang sur 62 municipalités de taille comparable au Québec, et au 570e rang sur les 686 villes évaluées à l’échelle du Québec. « Avec de tels résultats, vous allez me dire que tout va bien à Sainte-Julienne ? La bonne nouvelle, c’est qu’en éliminant les dépenses inutiles, il y a beaucoup de place à l’amélioration. J’ai une très bonne idée d’où va l’argent gaspillé, mais en bonne juriste, je me garde un devoir de réserve. Je vous laisse tirer vos propres conclusions », lance Danielle Bédard.
Le palmarès mesure le coût relatif des 11 services municipaux suivants, à partir d’une moyenne pondérée : coût de la gestion administrative par habitant, coût de la voirie par kilomètre, coût du déneigement par kilomètre, coût du service de police par habitant, coût du service de protection incendie par tranche de 100 000 $ de RFU, coût de traitement d’un mètre cube d’eaux usées, coût du réseau d’égout par kilomètre de conduite, coût de traitement d’un mètre cube d’eau potable, coût du réseau d’aqueduc par kilomètre de conduite, coût du service de collecte des déchets par habitant et coût du service de collecte de matières recyclables par habitant.
Selon la chef du PCSJ, la population doit saisir sa chance de miser sur l’honnêteté en allant voter massivement le 3 novembre prochain. « Dans le meilleur intérêt de tous, les choses doivent changer. Je travaille depuis des années à faire connaître la vérité. Chiffres et preuves à l’appui, le message passe. Les Juliennois se disent enfin : finalement, Mme Bédard avait raison… Il y a de quoi se réjouir », conclut Danielle Bédard.
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