Pas de coupe sans l’accord des Atikamekws
Le bois coupé servirait notamment à faire des matériaux de construction.
Le gouvernement du Québec et le Groupe Crête croient qu’il est possible de trouver un compromis et d’exploiter les territoires de façon à contenter tous les acteurs. Cependant, rien ne sera fait sans l’accord des Atikamekws, soutient le ministère de Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).
Le président du Groupe Crête, Sébastien Crête, croit en ses chances de pouvoir exploiter le secteur de la petite rivière Cabasta même si, pour le moment, le groupe n’a aucun permis d’exploitation. M. Crête explique que le MRNF veille à s’assurer que les intérêts des parties soient protégés et respectés. « L’industrie forestière doit mettre un peu d’eau dans son vin parce qu’il y a des zones sensibles et la communauté autochtone doit le faire aussi parce que les opérations forestières, il faut les faire quelque part », argue M. Crête.
Les coupes de jardinage ont été mentionnées par M. Crête afin de désigner le type de coupe qui pourrait être pratiquée. « Il y a des zones sensibles, mais il y a des coupes particulières à réaliser afin de contenter tout le monde », soutient M. Crête. La coupe de jardinage est une récolte d'arbres choisis individuellement ou par petits groupes, en prenant soin de protéger ceux qui sont exempts de malformations et de maladies.
Pas de coupe sans autorisation du gouvernement
Le responsable de la table d’Harmonisation avec la Manawan du ministère des Ressources naturelles et de la faune, Laurier Hovington, estime qu’il y a deux dossiers litigieux qui resteront en suspend sans une entente avec la Manawan. Il s’agit du dossier de la petite rivière Cabasta et du lac Margaret. « Nous avons de bons échanges puisque nous sommes en relations continues avec le chef de bande et la Commission des ressources territoriales de Manawan », soutient M. Hovington.
Cet été, le ministère se rendra au lac Margaret pour y recenser les populations de Touladi, un poisson qui évolue dans le secteur. L’objectif est d’évaluer la fragilité du lac et de voir s’il est considéré comme un site faunique d’intérêt. Cette nomenclature permettrait des mesures de protection supplémentaires pour le territoire.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Jour 32: Fréchette «disqualifiée» dans le dossier de l'ingérence, selon ses rivaux
Au 32e jour de la campagne et à l'amorce du vote par anticipation, la question de la possibilité d'une ingérence américaine a poussé la cheffe caquiste, Christine Fréchette, dans ses derniers retranchements. D'abord ébruitées par la propre équipe de la cheffe caquiste, les allégations d'une possibilité d'ingérence américaine pour ...
LIRE LA SUITE
Mark Carney suggère que son projet de loi n'abaisse pas les normes environnementales
Le premier ministre Mark Carney a défendu jeudi, à la Chambre des communes, le projet de loi C-39 de son gouvernement visant à accélérer la réalisation de grands projets, laissant entendre qu'il n'est pas question, dans ce dossier, d'abaisser les «standards», notamment en matière de protection environnementale. La pièce législative, ...
LIRE LA SUITE
L'abandon de la politique relative aux parrainages fait l'objet d'une enquête
Le ministère de l'Immigration surveillera les éventuels effets négatifs d'une décision récente de ne pas prolonger une mesure qui accordait des dérogations en matière de parrainage pour l'obtention du statut de résident permanent à certains réfugiés, a indiqué mercredi la ministre de l'Immigration, Lena Diab. Cette mesure avait été ...
LIRE LA SUITE