Projet de loi C-12 sur la représentation démocratique
« Les seules personnes qui ne font pas consensus avec l'opinion générale au Québec, ce sont les députés conservateurs et libéraux » -Guy André
Le refus de reconnaître la nécessité pour le Québec de bénéficier d'un statut particulier quant à son poids politique nous prouve une fois de plus que libéraux et conservateurs accordent bien peu de valeur à la reconnaissance par la Chambre des communes de la nation québécoise », a déploré le député de Berthier-Maskinongé, Guy André.
Le député a ainsi commenté les conséquences néfastes du projet de loi C-12 pour le Québec. Rappelons que ce projet de loi prévoit hausser le nombre de sièges des représentants de l'Ontario, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique à la Chambre des communes.
Guy André a souligné que le projet de loi des conservateurs aura pour effet de marginaliser la nation québécoise dans l'ensemble canadien, en réduisant son poids politique aux Communes. Ainsi, de 36% des sièges en 1867, le poids du Québec ne serait plus que de 22,7% des sièges en 2014. « En vertu du projet de loi qui est actuellement sur la table, les partis fédéralistes nous démontrent qu'ils sont tous sur la même longueur d'onde sur au moins un aspect : tous les moyens sont valables pour réduire toute signification à la reconnaissance de la nation québécoise », a déclaré Guy André.
Le Bloc Québécois avait d'ailleurs présenté une motion à la Chambre le 20 avril 2010 pour que le Québec conserve au moins 25% des élus de la Chambre. Cette motion avait été rejetée par les conservateurs et par les libéraux, incluant tous les députés élus au Québec provenant de ces deux formations fédéralistes.
« Pourtant, notre position à ce projet de loi repose sur un consensus au Québec. L'Assemblée nationale du Québec a unanimement voté à trois reprises, et à nouveau en mai 2010, pour que ce projet de loi ne soit pas adopté en cette Chambre. À l'Assemblée nationale, tous les députés ont exigé unanimement le retrait de ce projet de loi. Ici, ce sont les députés du Bloc Québécois qui s'opposent à ce projet de loi. Les seules personnes qui ne font pas consensus avec l'opinion générale au Québec, ce sont les députés conservateurs et libéraux », a lancé Guy André.
Pour le député de Berthier-Maskinongé, reconnaître l'existence d'une nation, c'est plus qu'un acte symbolique, il faut que la nation puisse exercer ses droits fondamentaux, comme le droit de contrôler elle-même son développement social, économique et culturel. Toujours selon Guy André, il serait tout à fait normal de protéger la représentativité québécoise à la Chambre des communes au seuil de 25%. « Si le reste du Canada considère que nous formons une nation, il est inconcevable de réduire le poids politique du Québec à Ottawa. D'ailleurs, l'argument de la juste représentation avancé par les fédéralistes ne tient pas la route. Comment expliquent-ils que, dans la situation actuelle, le poids politique d'un électeur de l'Île-du-Prince-Édouard est trois fois plus élevé que celui d'un électeur québécois ? Pour la juste représentation des citoyens, on repassera ! », précise Guy André.
« Des élections sont potentiellement réalistes. Les citoyens et citoyennes du Québec doivent se rappeler que le Parti conservateur et le Parti libéral du Canada refusent de respecter le poids politique du Québec à Ottawa », a conclu Guy André.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Alerte: les interdictions d'importation canadienne de Trump entrent en vigueur
Le président américain Donald Trump a intensifié sa guerre commerciale avec le Canada en imposant des interdictions pures et dures sur les importations de certains produits canadiens. Ces interdictions, annoncées précédemment, concernent notamment certaines boissons alcoolisées, des produits laitiers dérivés et des motocyclettes, entre ...
LIRE LA SUITE
Jour 32: Fréchette «disqualifiée» dans le dossier de l'ingérence, selon ses rivaux
Au 32e jour de la campagne et à l'amorce du vote par anticipation, la question de la possibilité d'une ingérence américaine a poussé la cheffe caquiste, Christine Fréchette, dans ses derniers retranchements. D'abord ébruitées par la propre équipe de la cheffe caquiste, les allégations d'une possibilité d'ingérence américaine pour ...
LIRE LA SUITE
Mark Carney suggère que son projet de loi n'abaisse pas les normes environnementales
Le premier ministre Mark Carney a défendu jeudi, à la Chambre des communes, le projet de loi C-39 de son gouvernement visant à accélérer la réalisation de grands projets, laissant entendre qu'il n'est pas question, dans ce dossier, d'abaisser les «standards», notamment en matière de protection environnementale. La pièce législative, ...
LIRE LA SUITE