Véronique Hivon appuie les éducatrices en milieu familial
La députée de Joliette et porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice, Véronique Hivon, appuie les éducatrices en milieu familial dans leurs revendications actuelles. Dans un communiqué émis le 28 octobre dernier, Mme Hivon a invité les représentantes des éducatrices à venir la rencontrer pour discuter de la situation. Véronique Hivon a tenu à rappeler la position de son parti concernant les revendications des éducatrices. «En décembre 2003, le Parti québécois s'est battu sans relâche pour éviter l'adoption des lois 7 et 8 du gouvernement libéral. Le 31 octobre 2008, ma formation politique a accueilli de façon positive le jugement Grenier et demandé à ce que le gouvernement ne le porte pas en appel. Dans la foulée, on a fait pression auprès du gouvernement libéral afin que ce dernier adopte un régime de travail juste et ce, le plus rapidement possible», mentionne-t-elle. Mme Hivon ajoute que depuis qu'elle est députée, son parti a talonné le gouvernement dans le cadre des débats qui ont précédé l'adoption du projet de loi 51 en juin 2009. De plus, le porte-parole dans le dossier famille, le député Nicolas Girard, a dénoncé en chambre l'attitude du gouvernement Charest quant aux négociations qui doivent mener à la ratification d'une première convention collective. Mme Hivon a de plus souligné que le respect porté aux éducatrices rejailli directement sur les enfants dont elles ont la charge. Elle a insisté sur la responsabilité essentielle des éducatrices : «S'occuper des plus petits, c'est s'occuper de notre avenir», a-t-elle renchéri. «Notre message est sans équivoque : les éducatrices en milieu familial ont assez patienté. Il est grand temps de corriger cette injustice causée par le gouvernement Charest il y a sept ans. Le gouvernement libéral doit dès maintenant modifier son attitude et négocier de bonne foi. Nous continuerons à talonner le gouvernement dans ce dossier», de conclure la députée de Joliette. Manifestation à Repentigny Le 28 octobre dernier, une centaine de responsables de services de garde en milieu familial (RSG) de la région et affiliés à la Centrale syndicale du Québec (CSQ) ont manifesté à Repentigny, dans le cadre d'une demi-journée de grève. Représentant 186 garderies de la région, les manifestants demandent de meilleures conditions de travail au gouvernement québécois. «Nous voulons des congés fériés et des vacances payés comme les autres employés du gouvernement, explique Danielle Leona déléguée syndicale et impliquée dans les services de garde depuis 28 ans. Nous voulons également un régime d'assurance, a-t-elle ajouté. Les négociations sont en cours depuis février dernier, mais le gouvernement ne veut rien nous donner», souligne Mme Leona. Depuis le 25 octobre dernier, les RSG de toute la province effectuent des grèves tournantes. Si rien ne bouge, une journée de grève générale semble se profiler pour le 10 novembre prochain. Les responsables de services de garde en milieu familial travaillent généralement 10 heures par jour, cinq jours par semaine. Pour ravitailler leur garderie, c'est le week-end qu'ils doivent le faire.
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