Lourde peine réclamée contre un pédophile
Un pédophile reconnu coupable d’avoir leurré 13 adolescentes pourrait écoper d’une peine de pénitencier variant entre 6 et 12 ans.
Au terme d’un procès qui s’est tenu en décembre 2014, Simon Girard-Lévesque, 29 ans, de Saint-Robert, avait été déclaré coupable, en mai 2015, de 47 chefs d’accusation soit 13 de leurre; 12 d’incitation à des contacts sexuels; dix d’avoir induit, tenté d’induire une personne à se prostituer; six de contacts sexuels; deux d’avoir accédé à de la pornographie juvénile, deux d’agression sexuelle; un de production de pornographie juvénile et un de séquestration.
L’accusé était de retour au palais de justice de Joliette, le 27 juin, pour les représentations sur sentence. D’entrée de jeu, les deux procureurs au dossier, Me Marie-Eve Sasseville, pour la Couronne, et Me Michel Varin pour la Défense, ont convenu que le pédophile devait être déclaré délinquant à contrôler pendant dix ans. Cela signifie qu’à sa sortie de prison, Girard-Lévesque sera sous surveillance judiciaire durant dix ans.
Dans sa plaidoirie, Me Sasseville a demandé une peine de 12 ans contre l’accusé. La procurure a rappelé qu’une des victimes a été obligée de faire une fellation à l’accusé alors que ce dernier lui tirait les cheveux, alors qu’il a giflé une autre victime.
De son côté, Me Varin estime qu’une peine de six ans pourrait satisfaire les fins de la justice, surtout que son client, un ancien militaire, a vécu un important choc post-traumatique en plus de faire une tentative de suicide, par le passé.
Rappel des faits
Les infractions reprochées à l’accusé ont eu lieu sur une période de plus de deux ans, entre octobre 2010 et décembre 2012 à Rawdon, Mont-Tremblant, Lévis, Québec, Montmagny et Saint-Apollinaire.
Pour presque toutes les victimes (il y en avait 14 au total), l’accusé utilisait le même modus operandi. Il communiquait avec les jeunes filles de moins de 16 ans, via un réseau social électronique, afin de les solliciter pour des attouchements ou des relations sexuelles. Il ciblait surtout des adolescentes entre 12 et 16 ans.
Lors de son témoignage, Simon Girard-Lévesque avait expliqué qu’en communiquant avec les victimes, il voulait notamment vérifier un phénomène de société soit que des enfants offraient une fellation pour 5$. Il souhaitait aussi mesurer l’ampleur de ce phénomène.
La preuve a révélé que l’accusé a utilisé plusieurs profils différents pour communiquer avec les jeunes filles. L’accusé a offert notamment 1200$ à l’une d’entre elle afin d’avoir relation complète.
Le juge Normand Bonin, qui avait reproché le manque de crédibilité de l’accusé dans son témoignage, tranchera le 5 août prochain.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Contrebande de cannabis: bilan de la perquisition
Les policiers du Service des enquêtes sur la contrebande ont mené ce mercredi matin des perquisitions relativement à la contrebande de cannabis et l’utilisation frauduleuse des certificats d’inscriptions pour la production personnelle de cannabis à des fins médicales. L’opération s’est déroulée dans des résidences, des véhicules ...
LIRE LA SUITE
Sécurité du transport scolaire et protection des élèves: la SQ sur le terrain
La Sûreté du Québec, en collaboration avec ses partenaires, déploie aujourd’hui une opération nationale en sécurité routière ciblant les principaux comportements à risque. La sécurité du transport scolaire et la protection des élèves figurent ainsi parmi les priorités de cette journée d’intervention. Cette opération a pour ...
LIRE LA SUITE
Contrebande de cannabis: perquisitions en cours
Les policiers du Service des enquêtes sur la contrebande mènent présentement des perquisitions relativement à la contrebande de cannabis et l’utilisation frauduleuse des certificats d’inscriptions pour la production personnelle de cannabis à des fins médicales. L’opération se tient dans des résidences, des véhicules ainsi qu’un ...
LIRE LA SUITE

