Un présumé voleur en thérapie
Un résident de Saint-Julienne, soupçonné d’avoir pris part à un vol qualifié à Joliette, le 23 mars dernier, a été remis en liberté, à la condition notamment de suivre une thérapie.
Emmanuel Larochelle-Martel, 22 ans, fait face à des accusations de vol qualifié, d’agression armée, de possession d’arme dans un dessein dangereux, de recel d’une somme d’argent de moins de 5000$ sachant qu’elle a été obtenue à la suite d’une infraction criminelle, de possession simple de cannabis et de cocaïne et de bris de probation.
Selon le résumé des faits par la procureure de la Couronne, lors de l’enquête sous cautionnement, le 20 avril, au palais de justice de Joliette, l’accusé et une présumée complice, Joannie Éthier, 22 ans, de Berthierville, faisaient le guet près d’une institution financière de Joliette, le 23 mars dernier, sur l’heure du midi.
Lorsque la victime, une propriétaire de dépanneur de Notre-Dame-de-Lourdes, s‘y est présentée afin de faire le dépôt de ses recettes, l’accusé l’aurait agrippée par derrière. Il aurait alors aspergé la dame de poivre de cayenne.
Lorsque celle-ci est tombée au sol, elle aurait été traînée sur une distance d’environ un mètre. Les deux présumés voleurs sont partis en courant, avec une somme de plus de 9000$. Les deux accusés auraient séparé ce montant en deux parties égales.
« Emmanuel Larochelle-Martel a par la suite dépensé presque l’entièreté de son argent reçue à la suite du vol, notamment par l’achat d’une demi-livre de cannabis et en donner en cadeau un tatouage à son amie de cœur », a relaté la Couronne au tribunal.
C’est grâce notamment à certaines informations que les deux suspects ont été appréhendés deux jours plus tard. Joanie Éthier a été remis en liberté sous condition, lors de sa comparution.
Appelé à la barre des témoins, M.Larochelle-Martel a mentionné qu’il avait des problèmes de consommation de stupéfiants, dont la cocaïne, depuis quelques années. « Je veux suivre une thérapie car je veux m’en sortir », a-t-il dit. Sa mère est aussi venue témoigner afin de notamment s’engager financièrement afin que l’accusé puisse obtenir une remise en liberté.
Dans sa plaidoirie, la Couronne a demandé au juge Michel Bellehumeur de garder l’accusé en prison jusqu’à procès, notamment en raison du fait qu’il faut assurer la protection ou la sécurité du public, notamment en raison des circonstances mais en aussi raison de la force de la preuve dans ce dossier.
Me François Gauthier, pour l’accusé, a pour sa part plaidé que son client avait collaboré avec les autorités policières, lors de son arrestation, et qu’il pouvait bénéficier d’un cautionnement.
Bien que sceptique aux motivations de l’accusé à suivre une thérapie, le juge Bellhumeur s’est néanmoins rangé du côté des arguments de la Défense. Ainsi, sa mère devra verser une somme de 3000$, afin de garantir toutes les conditions. Emmanuel Larochelle-Martel devra suivre une thérapie fermée et ne pourra communiquer de quelque façon que ce soit avec la présumée victime.
La cause a été reportée au 30 juin prochain, pour la forme.
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