Quatre-cents travailleuses
Grève des centaines de travailleuses des CPE de Lanaudière
Près de 13 000 travailleuses des CPE affiliées à la CSN exercent une première journée de grève pour contrer la pénurie et valoriser les emplois. C’est plus de quatre cents (400) travailleuses de CPE de Lanaudière qui se sont rassemblées pour demander au gouvernement d’accélérer la négociation et d’implanter des mesures pour continuer de donner les meilleurs services aux tout-petits et leur famille.
La CSN, qui représente 80 % des CPE syndiqués, souhaite que cette journée de grève nationale convainque le gouvernement d’agir pour freiner l’importante pénurie de personnel qui touche le réseau.
Rappelons que les travailleuses des CPE affiliées à la CSN ont un mandat de cinq jours de grève adopté à 94 %. D’autres journées de grève pourraient s’ajouter si le gouvernement n’entend pas le message. Les travailleuses demandent notamment :
-
une charge de travail moins lourde ;
-
une meilleure rémunération pour assurer l’attraction et la rétention ;
-
des primes de disparité régionale pour les employé-es de certaines régions éloignées ;
- des mesures pour améliorer la qualité des services aux enfants, entre autres par des ratios bien balisés et respectés entre le nombre d’éducatrices et d’enfants, ainsi que par un meilleur soutien pour les enfants ayant des besoins particuliers.
« Chaque jour, les travailleuses des CPE de la région font tout ce qu’elles peuvent pour donner les meilleurs services possibles aux enfants. Dans les conditions actuelles, ce n’est pas facile et c’est urgent d’améliorer la situation. La grève d’aujourd’hui est un cri du cœur qui doit être entendu », lance Jessie Rouleau, présidente du Syndicat des travailleuses en service de garde de Lanaudière — CSN.
« On a bien des problèmes à recruter des travailleuses dans les CPE de la région. Avec la négociation, on veut s’assurer de bonifier les conditions de travail et les salaires pour attirer la relève et convaincre les travailleuses de continuer de donner des services de qualité aux familles », poursuit Luce Melançon, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).
« Les centaines de travailleuses de Lanaudière ont répondu présentes pour se faire entendre aujourd’hui auprès des député-es de la région et du gouvernement. La CSN sera à leurs côtés jusqu’à ce qu’elles obtiennent une bonne convention collective. Les familles de la région peuvent compter sur le professionnalisme des travailleuses de CPE. Il est temps que le gouvernement passe à l’action pour veiller au meilleur développement des tout-petits », conclut Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière — CSN.
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