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Un joaillier lanaudois expose sur la 5e avenue à New York

Jean-Pierre Gauvreau
Photo: Gracieuseté

Jean-Pierre Gauvreau

JOLIETTE - 

Le Lanaudois Jean-Pierre Gauvreau fait partie des quatorze joailliers contemporains québécois à avoir été invités à exposer sur la 5e avenue à New York. En effet, la célèbre Galerie Aaron Faber, reconnue pour son engagement envers les joailliers contemporains, offre cette extraordinaire vitrine pour ces Québécois pendant tout le mois de mai.

Cette galerie, située en face du Musée d’Art contemporain de New York, se consacre aux bijoux contemporains et, pour tout le mois de mai, l’espace sera entièrement consacré aux quatorze exposants québécois. « Pour qu’une galeriste américaine prenne le risque d’exposer notre produit de cette façon, il faut qu’elle soit convaincue », raconte le joaillier lanaudois Jean-Pierre Gauvreau.

Par ailleurs, les bijoux que produit M. Gauvreau sont considérés comme abordables étant donné la qualité et le travail mis dans la confection. La dernière bague vendue a été achetée 750 $. « C’est sûr que, lorsque vous avez d’autres priorités dans la vie, dépenser 750 $ pour une bague ça peut sembler exagéré, mais pour les gens qui aiment les bijoux, ce n’est pas cher en comparaison de ce qui peut se vendre dans une bijouterie », avance le joaillier.

En 2008, M. Gauvreau a reçu le grand prix Desjardins de la culture en tant que récipiendaire Métiers d’art Lanaudière. Il a aussi exposé à Philadelphie dans le cadre d’une des plus grandes et plus relevées expositions de métiers d’art au monde. Chaque année, plus de 3000 à 4000 artisans soumettent leurs candidatures pour les 200 places disponibles et sur ces 200 places, seulement dix sont réservées aux étrangers.

La mode est à l’argent

Pour la confection de bijoux, l’heure est à l’utilisation de l’argent comme matériel de prédilection. Ce qui est perçu comme un avantage pour les créateurs québécois puisque ce matériel est utilisé en abondance par une majorité de joailliers québécois depuis 30 ans. Quand il a commencé à travailler en joaillerie, M. Gauvreau explique qu’il travaillait l’argent parce que c’était un matériel abordable, qui lui convenait très bien puisqu’il lui permettait d’expérimenter différents modes de création. « Il n’y a rien qui nous empêchait de mettre des plumes de faisans dans nos créations et d’y aller avec de la fantaisie», précise M. Gauvreau. Cependant, les choses ont bien changé puisque l’argent se vend aujourd’hui 1000 $ le kilo. « On a un avantage sur les autres parce que nous maîtrisons la matière, nous avons développé des trucs et nous sommes rentables dans notre production », estime M. Gauvreau.

 

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