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Plus de finale provinciale pour Festifilm

Plus de finale provinciale pour Festifilm
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La onzième édition du concours Festifilm n'aura finalement pas lieu. L'organisme, qui a fêté ses 10 ans l'an dernier, tire sa révérence faute de financement public.

Le fondateur de l'événement, Steeve Simard, sonne la fin de la récréation cet automne. Ses démarches pour doter Les ateliers Festifilm, organisme sans but lucratif, n'ont abouti à rien, ne recevant aucun appui financier de la part du gouvernement provincial.

« J'ai fait beaucoup de démarches l'an dernier pour trouver des subventions. J'ai approché les ministères. Je suis monté à Québec pour rencontrer des gens influents, mais ça n'a rien donné», indique-t-il.

Depuis trois ans, le concours a été victime de son succès. L'ultime édition de l'an passé sous le thème «On a créé un monstre» demandait trop de ressources pour l'équipe qui soutenait à bout de bras le projet depuis une décennie, soit la boîte de production vidéo Synop6, de Notre-Dame-des-Prairies.

Steeve Simard souligne que les difficultés ne sont pas au niveau de la participation, mais plutôt de la gestion et la coordination du projet. «On doit avoir deux personnes à temps plein pour gérer le projet et nous ne les avons pas», précise-t-il.

«Quand nous sommes à l'échelle nationale, de Montréal en passant par l'Outaouais jusqu'au Lac-St-Jean, ça prend de l'aide. 80 % de nos cours se donnent en classe. Le ministère de l'Éducation nous a donné zéro en 10 ans.»

Festifilm a pu compter sur deux employés dans les dernières années, mais ils ont été remerciés l'an dernier, avant que le déficit creuse la tombe de toutes les activités de la boîte.

«Il y a beaucoup de gens qui disaient que Festifilm faisait de l'argent sur le dos des jeunes. C'était plutôt Synop6 qui finançait le concours», dit le copropriétaire de la compagnie spécialisé en production vidéo.

Le ministère de l'Éducation a refusé les demandes de financement, arguant que le concours n'était pas présent partout au Québec. Les meilleures années ont compté neuf régions administratives sur 19.

«Ce que je déplore, c'est que le ministère de l'Éducation n'y voit que le mot Festifilm, et transfère le dossier à la Culture. L'autre ministère y voit un projet en classe et me répond que c'est un projet pour l'Éducation...», fulmine encore M. Simard. Les refus se sont donc accumulés.

Le volet formation dans les écoles demeure puisque ce sont les écoles qui achètent le cours. Les soirées Festifilm régionales, qui se tenaient avant la grande finale provinciale, sont pour l'instant suspendues.

En 10 ans, Festifilm a permis à des jeunes de produire 798 courts métrages dans 126 écoles participantes.

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Photo : Steeve Simard

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