25 ans de coopération dans Lanaudière
La Coopérative de développement régional de Lanaudière (CDR) soulignera cette semaine son 25e anniversaire. Un quart de siècle durant lequel la CDR s'est définie comme une incontournable pour quiconque désirant démarrer une coopérative.
Fondée en 1986, la CDR Lanaudière est «née d'une volonté du milieu qui gravitait autour des coopératives comme Desjardins et les coopératives agricoles», raconte son directeur général, Frédéric Plante.
Aujourd'hui, CDR Lanaudière regroupe 50 coopératives sur son territoire tous secteurs économiques confondus. De plus, 11 partenaires ou associations supportant le développement coopératif travaillent conjointement avec le CDR.
«La CDR est entre autres en mesure de garantir une aide technique pour le démarrage d'entreprise, de contribuer à la formation d'une structure juridique et de faire l'animation des rencontres entre des promoteurs, raconte le conseiller en développement coopératif, Louis-David Malo.
En général, la CDR offre un an d'accompagnement pour éviter les mauvaises décisions et pour soutenir une coop dans son développement», soutient M. Malo. Il ajoute qu'on peut aussi aider une coopérative de façon ponctuelle pour des besoins spécifiques.
Des prises de décision démocratiques
«Les entreprises collectives qui appartiennent aux membres nécessitent des règles d'association parce qu'il faut gérer de manière démocratique une entreprise», explique Frédéric Plante.
«Généralement dans une entreprise privée, c'est l'actionnariat qui détermine la prise de décision. C'est celui qui a le plus d'actions qui va avoir le dernier mot sur les grandes orientations de l'entreprise. En coop, c'est un membre, un vote. Ceci exige que les gens se mettent ensemble et se parlent dans un contexte où il y a des règles d'actions coopératives pour faire avancer la prise de décision», développe M. Plante.
Le rôle social de la CDR
Il arrive parfois que la CDR puisse se présenter comme un outil de relance d'entreprise. Les travailleurs peuvent devenir propriétaires d'un bloc d'actions ou, tout simplement, ils créent une coopérative de travailleurs. Cette formule, qui est unique au Québec nous rappelle M. Malo, a notamment permis le sauvetage de la station M 103,5 en 1995.
Par ailleurs, la CDR mise aussi sur les Coopératives de la solidarité pour le développement des communautés et pour le maintien de services. Ceci contribuerait grandement à éviter la dévitalisation de certaines communautés comme ce fut le cas avec la Coopérative de santé de Saint-Barthélemy.
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