Des fermes porcines pourraient disparaître avant la fin de l'année
Plus rien ne va dans le monde des producteurs de viandes, mais si les choses ne vont pas très bien dans le domaine du bœuf et des moutons, ceux qui éprouvent le plus de difficultés sont les producteurs de porcs.
De fait, les temps sont si difficiles que, d'ici la fin de l'année, plusieurs fermes pourraient fermer leurs portes dans Lanaudière. «La production porcine, en effet, ne va pas très bien, lance Claude Laflamme, responsable de la mise en marché et de la commercialisation à la Fédération de l'Union des producteurs agricoles (FUPA) de Lanaudière. Cela fait plusieurs années que cela dure, soit environ quatre ou cinq ans.
Ici, des entreprises sont menacées de fermeture. Déjà, certaines d'entre elles sont vides. Des producteurs achètent des porcelets, les engraissent jusqu'à maturité et les vendent. Plusieurs en sont à leur dernier contingent et n'en ont pas rachetés. Ils finissent leur lot et vont être obligés d'arrêter temporairement», explique Claude Laflamme.
Les raisons de la chute
Plusieurs facteurs expliquent la dégradation de la situation des producteurs de porcs. «Il y a d'abord eu l'affaire de la grippe porcine. Cela a eu un impact sur le marché et cela a engendré une chute des prix pour le marché de l'exportation. Ajoutez à cela la hausse du dollar canadien et on se retrouve avec un portrait assez dramatique de la situation», explique M. Laflamme. De plus, dans les autres secteurs, les fermes sont soutenues par une assurance stabilisation, mais le gouvernement a imposé le couperet en ce qui a trait à ce programme. «Le gouvernement compensait le manque à gagner des producteurs avec ce programme», mentionne Claude Laflamme. Effectivement, cela s'avérait une bouée de sauvetage indispensable pour les producteurs de porcs.
Ce qui est encore pire, c'est que les possibilités d'aide se font de plus en plus rares pour les producteurs. «La confiance n'est plus là au niveau des institutions financières. Cela va prendre des signaux clairs des gouvernements si l'on veut que ce climat et la situation en général changent», énonce M. Laflamme.
Pour Bernard Pitre, producteur de porcs à L'Épiphanie, les problèmes ont réellement commencé vers la fin des années 1990 lorsque Lucien Bouchard, premier ministre d'alors, a incité les producteurs à produire, produire et encore produire. «La production est passée de 5 millions à 7 millions. Résultat? Le marché n'a pu l'absorber et s'en est suivie une baisse des prix. Et puis, il y a le coût des matières comme le maïs, principale alimentation des porcs, qui a augmenté de façon assez radicale», indique M. Pitre.
Il ne faut pas non plus négliger l'impact absorbé par les abattoirs qui, eux aussi, par ricochet, subissent des pertes importantes.
« Dans Lanaudière, on compte 125 producteurs de porcs (dont quelques-uns à L'Assomption et L'Épiphanie) et de ce nombre, la moitié est en péril et ce, pour 60% de la production », mentionne Jacques Clermont, président du syndicat des producteurs de porcs de l'UPA de Lanaudière. «Heureusement, elles ne sont pas toutes en péril puisque dans l'Assomption, au moins trois sont des productions intégrées», ajoute Bernard Pitre. Autrement dit, une production intégrée en est une alignée avec les besoins des consommateurs et des producteurs.
N'empêche, ce type de production est appelé à vivre des moments sombres au cours des prochaines années dans la région.
Photo: Stéphane Fortier
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Journée Portes ouvertes sur les fermes de Lanaudière: plus de 10 400 visiteurs
Le dimanche 13 septembre avait lieu la Journée Portes ouvertes sur les fermes du Québec, organisée par la Fédération de l’UPA de Lanaudière (FUPAL), en collaboration avec l’Union des producteurs agricoles (UPA). Cette année, ce sont plus de 10 400 personnes qui ont visité une ou plusieurs des douze fermes hôtes de la région. « Les ...
LIRE LA SUITE
Louise St-Jean présente Bancs publics à Notre-Dame-des-Prairies
La Ville de Notre-Dame-des-Prairies invite la population à découvrir Bancs publics, une exposition de l’artiste-peintre Louise St-Jean. Elle sera présentée du 18 septembre au 24 octobre 2026 à la salle d’exposition du Centre des arts et des loisirs Alain-Larue. Un vernissage en présence de l’artiste aura lieu le jeudi 17 septembre à 17 ...
LIRE LA SUITE
Saint-Charles-Borromée renouvelle ses ententes avec Crabtree et Notre-Dame-de-Lourdes
La Ville de Saint-Charles-Borromée a renouvelé ce vendredi ses ententes de services en matière de sécurité incendie avec la Ville de Crabtree et la Municipalité de Notre-Dame-de-Lourdes. Le maire de Saint-Charles-Borromée, Alexis Nantel, le maire de la municipalité de Crabtree, Étienne Dupuis, ainsi que le maire de Notre-Dame-de-Lourdes ...
LIRE LA SUITE